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Legault préfère «tolérer» les manifestations antimasques

Marc-André Gagnon | Bureau parlementaire

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Le Québec étant respectueux du droit de manifester, le premier ministre François Legault, préfère continuer à «tolérer» les manifestations antimasques, «tant que ça ne nuit pas à la santé publique». 

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«Au Québec, c'est important de pouvoir exprimer son désaccord avec le gouvernement», a fait valoir le premier ministre lors d’un point de presse, mardi. 

Samedi dernier, 10 000 manifestants ont déambulé dans les rues de Montréal en protestant contre le port obligatoire du couvre-visage, sans aucun respect des consignes de santé publique. Quelques dizaines de manifestants antimasques se sont aussi réunis autour de l’Assemblée nationale, à l’occasion de la rentrée parlementaire. 

«Pour l'instant, ce qu'on voit, ce que ce n'est pas dans ces manifestations-là qu'on a des problèmes de propagation. C'est dans les maisons, les partys de famille, les partys entre amis, c'est là que ça se passe surtout», a commenté M. Legault. 

Alors que plusieurs réclament une réponse plus sévère des autorités lors de ce type de rassemblement, le premier ministre préfère «évaluer la possibilité, d'abord, de s'assurer que ces gens-là portent un masque quand ils manifestent», a-t-il expliqué. 

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Le chef caquiste a toutefois prévenu deux fois plutôt qu’une qu’il «n’exclut rien».

«On sait que dans certains pays, les manifestations anti-masques sont illégales», a-t-il rappelé. 

Une motion contre les complotistes   

L’Assemblée nationale a par ailleurs adopté à l’unanimité, mardi, une motion dénonçant toutes formes de menaces à l'endroit des scientifiques, journalistes et élus, dont le premier ministre. 

La motion présentée par la députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, a permis aux élus de rappeler l'importance du respect des mesures sanitaires. Elle reconnait aussi «que la montée du phénomène complotiste au Québec est préoccupante et nécessite des actions concertées entre la société civile et les autorités publiques».