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Tarifs américains sur l’aluminium: annonce du gouvernement aujourd'hui

Émilie Bergeron | Agence QMI

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Photo d'archives, Reuters

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a confirmé mardi matin que les détails seront annoncés en après-midi sur la réponse canadienne aux tarifs américains sur l’aluminium.

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«Je veux souligner que nous allons prendre action pour contrer les tarifs injustes sur notre aluminium [...] On va toujours être là pour protéger nos travailleurs du secteur de l’aluminium», a-t-il déclaré à son arrivée à la retraite du conseil des ministres à Ottawa. Il s'est ensuite dirigé à la réunion avec son équipe sans répondre aux questions des journalistes.

La vice-première ministre Chrystia Freeland procédera à l'annonce sur les mesures de représailles qui devraient totaliser 3,6 milliards $, à 15h, en compagnie de la ministre de la Petite Entreprise et du Commerce international, Mary Ng.

«La réponse du Canada à ces tarifs injustifiés sera rapide et forte [...] Nous n'allons pas aggraver la situation, mais nous n'allons pas reculer non plus», avait prévenu Mme Freeland dès l’annonce par l’administration Trump, au début août, de son intention de réimposer une surtaxe de 10%.

Ottawa a consulté l’industrie et des Canadiens sur une longue liste de produits américains sur lesquels il pourrait imposer «dollar pour dollar» des tarifs équivalant à ceux des États-Unis.

On y retrouve des produits tels que des réfrigérateurs, des machines à laver, des bicyclettes et même de l’équipement de sport comme des bâtons de golf.

Mme Freeland ne s’est pas non plus arrêtée pour répondre aux questions des journalistes, à son arrivée à la deuxième journée de réunion du conseil des ministres, mardi, en vue du discours du Trône qui doit être présenté le 23 septembre.

Trop tôt pour parler de deuxième vague 

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, est pour sa part revenue sur l’idée de confiner de façon partielle ou régionale dans l’optique où le nombre de cas de COVID-19 continuait à augmenter de façon importante cet automne. Elle a indiqué que des isolements ciblés de certaines entreprises ou certains secteurs de l’économie pourraient aussi être envisagés.

Elle a par ailleurs suggéré qu’il est trop tôt pour dire que nous assistons à une deuxième vague de propagation.

«Nous avons encore du temps pour garder ces chiffres sous contrôle si nous travaillons tous ensemble [...] Nous ne pouvons pas écarter la possibilité qu’on continue à voir une hausse [des cas] un peu partout au pays.»

Le ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, a de son côté défendu l’approche du gouvernement de faire d’imposantes dépenses dans la foulée de la pandémie. Le déficit fédéral atteindra, cette année, au moins 343 milliards $. Bloomberg a rapporté, lundi, que les dirigeants des plus grandes banques au pays ont prévenu le gouvernement Trudeau qu'Ottawa devrait se fixer des cibles concernant l'endettement même s'il reste encore, selon eux, de la marge de manoeuvre pour dépenser encore pendant quelques années.

«Nous avons dépensé cet argent-là pour aider les Canadiennes et les Canadiens et ça, je pense que personne ne va nous le reprocher. Et si c’était à refaire, nous le referions», a dit M. Guilbeault en évitant de s’avancer sur une éventuelle limite du niveau d’endettement ou un objectif concernant le ratio de la dette par rapport au PIB.

«C’est certain que le ciel n’est pas la limite, comme on dit en anglais. Il faut être prudent sur ces questions-là», a-t-il ajouté.