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Vaccin anti-COVID-19: Pfizer espère des résultats en octobre

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Bloc Vaccin santé

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La société pharmaceutique Pfizer, avec qui le Canada a signé une entente, espère savoir le mois prochain si son vaccin expérimental contre la COVID-19 fonctionne et garde le cap sur une disponibilité avant la fin de l’année, du moins aux États-Unis.

« Nous avons de bonnes chances, je dirais plus de 60 %, de savoir si le produit fonctionne d’ici la fin du mois d’octobre » a déclaré le grand patron de l’entreprise américaine, Albert Bourla, à l’émission Face the Nation de la chaîne CBS.

M. Bourla a précisé qu’il s’agit du « meilleur scénario » tout en nuançant que « bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il va fonctionner. Cela veut dire que nous saurons s’il fonctionne. »

S’il s’avère bel et bien sûr et efficace, une course contre la montre s’engagerait alors pour faire approuver le vaccin par les instances réglementaires, et le rendre disponible.

Albert Bourla a estimé qu’il était « probable » que le vaccin soit offert aux États-Unis avant la fin de l’année, répétant un souhait déjà exprimé par sa compagnie cet été.

Ententes

Un dénouement positif serait aussi de bon augure pour les Canadiens, Pfizer s’étant engagée à fournir au Canada 20 millions de doses dans l’éventualité où l’efficacité de son vaccin était confirmée.

Le gouvernement canadien a signé des ententes semblables avec les concepteurs de trois autres vaccins contre le coronavirus en développement, pour sécuriser jusqu’à 190 millions de doses.

Lors de l’entrevue, M. Bourla ne s’est toutefois prononcé que sur une éventuelle distribution aux États-Unis.

Cette distribution risque d’ailleurs d’être « très graduelle », a tempéré, à la même émission, un membre du conseil d’administration de Pfizer et ancien commissaire de la FDA, l’organisation américaine qui approuve les médicaments.

Phase finale

Les premières doses du vaccin de Pfizer, s’il était approuvé, seraient sûrement réservées aux personnes les plus vulnérables et au personnel de la santé de première ligne, a expliqué le Dr Scott Gottlieb. 

« La plupart des gens » n’y auraient donc pas accès avant l’an prochain, un accès au grand public pouvant être espéré « peut-être dans le premier trimestre de 2021, probablement dans la première moitié de 2021 », selon lui.

Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont lancé à la fin juillet la phase finale (phase 2/3) des essais cliniques de leur vaccin expérimental contre la COVID-19 appelé BNT162.

Celui-ci est actuellement testé sur près de 30 000 personnes – sur un objectif de 44 000 volontaires – dans de nombreux sites à travers le monde.

Autour de la planète, il y a neuf vaccins candidats à la dernière étape des essais cliniques.