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Baisse de l'achalandage de 92% au centre-ville de Montréal

Elsa Iskander

Joël Lemay / Agence QMI

L’achalandage du centre-ville de Montréal demeure anémique, alors qu’environ 50 000 personnes s’y rendent quotidiennement. Avant le début de la crise sanitaire, ce sont près de 600 000 personnes qui y transitaient, dont plus de la moitié étaient des travailleurs, une baisse de 92% de l'achalandage. 

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La Ville estime que le taux de fréquentation du centre-ville par les travailleurs en août dernier s’établissait à 10 % comparativement aux années passées, alors que les étudiants y étaient absents. Quant aux autres personnes y circulant, incluant les touristes, ce taux était de 5 %.  

À la même période, l'occupation des tours de bureaux se situait entre 5 et 10 %. D’ailleurs, «plusieurs employeurs n’envisagent pas de retour massif des employés avant le début 2021, avec des taux d’utilisation des espaces à un maximum de 20-25 % d’ici la fin de l’année», selon les documents de la Ville.

«Même si on atteignait 25 % des emplois dans les tours de bureaux, on est loin de ce que le centre-ville a besoin pour être en situation de vitalité économique», a commenté mercredi matin le responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville, Luc Rabouin. 

Reprise inégale

Si la Région métropolitaine de recensement de Montréal (RMR) a pu récupérer 78 % de ses emplois, ce qui se situe dans la moyenne québécoise (77 %), certains secteurs sont plus durement touchés.  

C’est le cas notamment du transport et de l’entreposage, ainsi que de l’hébergement et de la restauration. Le secteur de l’hébergement et de la restauration comptait 48 800 emplois en août dernier, soit une baisse de plus de 30 % comparativement à août 2019.  

«Montréal se relève», a fait valoir M. Rabouin, précisant que certains secteurs comme la construction ou les technologies se portent bien. 

«Ça va prendre encore un bon bout de temps et de l’aide publique pour arriver à soutenir les secteurs les plus touchés, comme le commerce de détail, la restauration, l’hébergement touristique, l’économie sociale, l’industrie culturelle», a-t-il ajouté. 

«C’est pas un coup de baguette magique qui va régler la situation économique à Montréal. C’est une situation absolument exceptionnelle. Toutes les énergies vont être déployées, mais on doit être réaliste», a pour sa part indiqué la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors de la réunion du comité exécutif de la Ville.   

Par ailleurs, en juillet dernier, 177 959 passagers ont transité par les aéroports de Montréal, soit deux fois plus qu’en juin. Il s’agit néanmoins d’une baisse de 91,5 % par rapport à juillet 2019.  

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