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COVID-19 : le chef du Parti conservateur du Canada en isolement préventif

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le chef du Parti conservateur du Canada Erin O’Toole, qui a rencontré le premier ministre québécois François Legault lundi, se fera tester mercredi pour la COVID-19 parce qu’un de ses employés a été infecté par le virus.

Le nouveau leader conservateur devient ainsi le deuxième chef d'un parti d’opposition à Ottawa, après le bloquiste Yves-François Blanchet, à devoir subir un test par souci de précaution.
M. O’Toole a dit ne ressentir aucun symptôme, tout comme son vis-à-vis du Bloc québécois.
«Ma famille et moi allons bien, mais nous prenons la COVID-19 très au sérieux, a-t-il affirmé par communiqué. Aujourd’hui, c’était la première journée de retour à l’école pour mon fils Jack, mais nous allons plutôt nous faire tester et nous placer en isolement préventif pour se conformer aux directives de la santé publique. La santé et le bien-être de ma famille et de tous les Canadiens sont ma priorité.»
On précise dans la déclaration que l’employé malade a voyagé avec M. O’Toole, mais on ne précise pas où ni quand.
Les autres membres du personnel du chef qui ont voyagé avec lui se feront aussi tester et resteront en isolement par mesure préventive.
Quant à M. Legault, que M. O’Toole a rencontré à Montréal lundi, il a signalé sur Twitter qu’il n’allait pas subir de test de dépistage ou s’isoler, mais qu’il allait surveiller la possible apparition de symptômes.
«M. O’Toole ne présente aucun symptôme. Il s’agit donc d’un contact d’un contact, une exposition à faible risque selon la santé publique», a-t-il expliqué.
Une porte-parole conservatrice n’a pas voulu préciser si le caucus conservateur allait s’isoler préventivement. Des membres se sont réunis en personne à Ottawa la semaine dernière.
Rappelons que le caucus du Bloc québécois s’est isolé préventivement, plus tôt cette semaine, et que le Parlement doit reprendre ses activités le 23 septembre avec la présentation du discours du Trône. Un vote de confiance s’en suivra.
Les bloquistes ont pris ces précautions parce qu’un employé du cabinet du chef a reçu un test positif de la COVID-19, quelques jours après une réunion des troupes de M. Blanchet à Saint-Hyacinthe. L’épouse du leader a ensuite aussi reçu pareil diagnostic.
En point de presse mercredi, le premier ministre Justin Trudeau a pris l’exemple du Bloc québécois pour exhorter les parlementaires à s’entendre sur la mise en place du vote à distance. Les conservateurs n’aiment pas l’idée, mais les canaux de communication semblent toujours ouverts avec les libéraux qui espèrent un consensus.
«Je pense que c’est clair qu’on ne peut pas voir 338 députés retourner converger à Ottawa pour siéger dans une même salle. [...] Si on devait avoir des gens en personne pour voter, [les bloquistes] ne pourraient pas du tout se faire entendre», a dit M. Trudeau.
On propose une forme de Parlement hybride, à l'instar de ce qui s'est vu au cours des derniers mois, pour qu’un certain nombre de députés se présentent en personne pendant que d’autres assistent aux séances par vidéoconférence. Cette fois-ci, on souhaite toutefois que la Chambre siège avec toutes ses modalités habituelles, ce qui implique le retour des «journées de l’opposition» durant lesquelles les partis adverses peuvent choisir la motion débattue.

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