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Fin d'une retraite du conseil des ministres axée sur la recrudescence de la COVID-19

Émilie Bergeron

Le premier ministre Justin Trudeau promet un plan qui s’attaquera principalement aux défis immédiats de la crise de la COVID-19 avec le discours du Trône du 23 septembre, même s’il entend aussi y inclure certains éléments pour s’attaquer aux inégalités mises en lumière par la pandémie.

«On ne peut pas parler d’une relance économique sans avoir des Canadiens confiants et en santé et c’est donc la première chose sur laquelle on s’est attardé [...] et qui sera au cœur de notre discours», a-t-il déclaré dans un point de presse clôturant deux jours et demi de retraite, à Ottawa, avec son conseil des ministres.

M. Trudeau a du même souffle soutenu que l’allocution, qui fera l’objet d’un vote de confiance, dressera une feuille de route pour un Canada «plus sain et sécuritaire», «plus juste et inclusif», «plus propre et compétitif».

Il a rejeté la prémisse voulant qu’il soit irresponsable qu’une campagne électorale soit déclenchée, dans l’optique où son gouvernement était défait.

«Nous devrions avoir énormément confiance en Élections Canada pour mettre en place des mesures rigoureuses pour nous garder en sécurité tout en permettant l’expression de la volonté démocratique», a-t-il lancé en réponse à la question d’un journaliste.

Invité à clarifier ses intentions, il a toutefois réitéré qu’il ne souhaitait pas qu’un scrutin fédéral survienne.

Le chef libéral entamera bientôt une série d’entretiens avec ses vis-à-vis de l'opposition, à commencer par une discussion téléphonique avec le chef bloquiste Yves-François Blanchet jeudi. Une porte-parole avait précédemment indiqué que celle-ci devait avoir lieu mercredi après-midi. Les entretiens avec le néo-démocrate Jagmeet Singh et le conservateur Erin O’Toole doivent avoir lieu vendredi.

Le premier ministre s’est défendu, mercredi, de tenir ces rencontres trop tard. Il a fait valoir que son gouvernement est à l’écoute des préoccupations des partis d’opposition.

«Mais nous passons énormément de temps à écouter les Canadiens dans leurs préoccupations actuelles par rapport à la COVID-19», a-t-il toutefois insisté en suggérant que les partis adverses font sans doute de même pour se mettre au diapason de la population.

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