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Hausse des prix et longue attente à prévoir pour adopter un animal

TVA Nouvelles

La patience est de mise pour quiconque souhaite adopter un animal de compagnie. Que ce soit un chien ou un chat, la pandémie a créé une véritable demande pour se procurer un compagnon.

Mais attention, non seulement l’attente est longue, il vous faudra aussi un porte-monnaie bien garni.

Mélanie Bergeron souhaitait adopter un chien ou un chat pour sa famille. Malgré avoir passé au peigne fin les petites annonces sur Internet, fait le tour des refuges et s’être rendu chez des éleveurs, elle n'a rien trouvé qui correspondait à ses critères.

«L'éleveur à qui j'ai écrit m'a dit: "Bien non, je n'aurai pas de chat avant 2022. Tout est réservé!" Et ce sont des chats à 2500 dollars», s’étonne Mme Bergeron.

Chez Chats Canada Cats, on constate non seulement une hausse des demandes, mais aussi celle des prix.

«L'augmentation tourne autour de 15 à 20%. Les frais vétérinaires ont beaucoup augmenté. Certains médicaments ne sont plus disponibles. On a maintenant des médicaments de substitution, que ce soit pour faire les stérilisations ou seulement la routine», atteste Caroline Gamache, directrice des affaires législatives au sein de l’organisme.

Les éleveurs canins rappellent de leur côté que la chute des importations a aussi eu des conséquences sur la demande domestique: les prix ont doublé. Avant la pandémie, par exemple, un bulldog français coûtait autour de 2500 $. Maintenant, c'est 5000 dollars.

Nancy Ménard-Cheng de l’Union des éleveurs canins du Québec explique que les délais d’attente sont entre 18 mois et 2 ans chez les éleveurs pour adopter un animal.

Et si vous succombez à un achat compulsif, vous risquez de tomber dans les griffes d'un éleveur peu scrupuleux, qui sont encore trop nombreux au Québec.

«Demandez à l'éleveur quels sont les tests de santé qu'il fait subir à ses reproducteurs. Si vous vous faites répondre que ce n'est pas nécessaire de faire des tests de santé parce que les producteurs vont bien, ça, c'est une grande cloche qui devrait résonner», indique Mme Ménard-Cheng.

Pour ce qui est de Mélanie Bergeron, elle s’est résignée à abandonner son projet.

«Il est hors de question que je paie ce prix-là. Je trouve ça exagéré», martèle-t-elle.