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«Si on ne peut pas se faire tester, fermez les écoles!»

TVA Nouvelles

La frustration des gens qui souhaitaient passer un test de dépistage sans en être capables était palpable mercredi matin à l’aréna Jean-Béliveau à Longueuil. 

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Rencontrées par TVA Nouvelles, plusieurs personnes ont indiqué qu’ils ont tenté à plusieurs reprises de passer un test. Certains en étaient à leur troisième tentative sans y parvenir.  

Une situation tellement frustrante qu’une mère de famille, hors d’elle, s’est dite trop en colère pour s’adresser à la caméra. Une autre femme qui a besoin de se faire tester, ainsi que ses deux enfants et sa mère, ne dérougissait pas de colère. 

«Est-ce que vous pensez que je vais venir ici à 5 heures et demie du matin avec deux enfants et ma mère? Sincèrement? Là, je dois me trouver une autre clinique, et sans doute ce sera complet. Hier soir je suis allée à une autre clinique à Montréal, la queue leu leu était de deux heures d’attente dehors! Dehors! C’est inacceptable. Si on ne peut pas se faire tester, fermez les écoles», a-t-elle dit hors d’elle. 

Une autre mère a dû composer avec le fait que l’un de ses enfants vomissait dans le véhicule familial, une famille s’est présentée très tôt avec les enfants endormis dans leurs sacs de couchage. 

Visiblement, se faire tester représente pour plusieurs une épreuve de force. 

Un homme d’un certain âge a raconté de son côté être venu sur place mardi, pour y revenir ce matin sans succès.  

«Ce n’est pas possible! C’est la deuxième fois! Ils n’étaient même pas encore ouverts et ils étaient complets. C’est quoi l’objectif de M. Legault pour le dépistage?», s’est-il demandé.  

Au volant de leur véhicule, certains ont quitté les lieux en pesant fortement sur l'accélérateur tellement ils étaient fâchés.

Un député du Bloc québécois, Xavier Barsalou-Duval, rencontré sur place est l’une des dernières personnes à pouvoir se faire tester à cet endroit aujourd’hui. 

La clinique qui devait se ternir de 10h à 18h affichait complet dès 9h30. 

Au CISSS de la Montérégie-Est, on indique qu’il est difficile de trouver les ressources, les endroits, et le personnel pour mettre en place de telles cliniques. 

«Les gens ici ce sont des gens de «Je contribue» et des retraités», a indiqué Mélanie Malenfant, du CISSS Montérégie-Est. 

***Propos recueillis par Marie-Anne Lapierre. ***

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