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Cas manquants à Montréal: «À un moment donné, faut vraiment avoir une rigueur!»

TVA Nouvelles

Un problème de compilation dans les données de cas positifs de COVID-19 est survenu au cours de la semaine à la direction de la santé publique de Montréal, et près de 222 cas n’ont pas été compilés dans les données publiques, et ce, en quatre jours. Au total, ce sont 295 cas qui n’ont pas été placés dans les statistiques.

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Pour l’analyste à LCN et pharmacienne Diane Lamarre, une telle faute à cette étape-ci de la pandémie n’est pas acceptable. 

«Ce n’est pas cinq-six cas qu’on a oublié quelque part! C’est 222 personnes en quatre jours, c’est énorme. Comment ça peut échapper? Il n’y a pas de contrôle de qualité? Il n’y a personne qui lève le drapeau, qui revalide, qui revérifie derrière? Il faut absolument que ça change», s’est désolée Mme Lamarre. 

Selon la directrice de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, une hausse de la charge de travail au cours des derniers jours a engendré un retard dans la saisie de données.

La directrice régionale de la santé publique de Montréal assure que les personnes infectées ont bel et bien été avisées et se sont placées en isolement. 

Diane Lamarre déplore également le fait que de nombreux décès sont rapportés bien après qu’il soit survenu, parfois trois semaines plus tard, dans certains bilans nationaux. 

«Il faut une reddition de comptes plus importante et un signalement plus rapide. Ça fait partie de la qualité de nos interventions, et de la performance d’arrêter la pandémie. On sentait la Dre Drouin très mal à l’aise ce matin, on ne doute pas de la bonne foi des gens, mais à un moment donné, faut vraiment avoir une rigueur. Je crois qu’il manque de gens pour revalider, requestionner. C’est inquiétant il faut redresser cela très vite», ajoute Mme Lamarre. 

Par ailleurs, elle ne comprend pas le fait qu’il n’y aura pas de cliniques mobiles à Longueuil au cours de la fin de semaine. «Le virus ne prend pas de vacances, il est là continuellement! Deux jours de dépistage, c’est très important. On le sait, on joue contre la montre avec le virus, si on est toujours derrière lui à le rattraper, il contamine. Faut le prendre de court! Le but du dépistage, c’est de casser la chaîne de transmission le plus vite possible», détaille-t-elle. 

***Voyez son commentaire intégral dans la vidéo ci-dessus***

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