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Ratés dans le dépistage : «ce n’est pas acceptable», dit Dubé

TVA Nouvelles

Le ministre de la Santé Christian Dubé a de nouveau exprimé son insatisfaction, jeudi, au sujet des ratés dans les cliniques de dépistage du Québec.

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«Le niveau de service qu’on donne à la population en ce moment, pour moi, il n’est pas acceptable», a tranché le ministre en point de presse avant de promettre des solutions dans les prochains jours.

Le ministre montre notamment du doigt la gestion «illogique» des files d’attente dans certaines cliniques.

«Ce qui n’est pas acceptable, c’est d’avoir des files d’attente de quatre, cinq heures», a-t-il indiqué.

Des problèmes d’approvisionnement dans certains laboratoire – notamment en Outaouais – ont également entraîné d’importants délais, a précisé le ministre. «On a des mauvaises surprises», dit-il.

Le ministre a discuté de la situation avec les PDG des CISSS et des CIUSSS de la province, mais certains problèmes de main-d’œuvre persistent.

«On ne les invente pas les infirmières en ce moment, il y a un manque», a rappelé le ministre.

Pas encore de orange       

Décrivant une évolution «stable» de la situation au Québec avec une moyenne mobile de 300 cas par jour, le Dr Horacio Arruda et le ministre de la Santé Christian Dubé ont pris la décision de ne modifier le statut d’aucune région du Québec.

C’est donc dire que les huit régions au palier préalerte y demeurent. Mais attention, prévient le ministre Dubé, le gouvernement n’hésitera pas à faire basculer des secteurs problématiques en zone orange.

«Si jamais on avait besoin de faire passer des régions au palier orange, nous allons le faire. Pour certaines régions, ça pourrait être dans les prochains jours», a-t-il souligné.

Dans les zones actuellement cotées jaunes, «la transmission communautaire n'est pas complètement anarchique et établie», note le Dr Arruda. La Santé publique demeure capable de retracer les sources des infections.

Tous les directeurs régionaux de santé publique ont d'ailleurs unanimement convenu qu’il valait mieux conserver le statu quo pour le moment, a précisé le Dr Arruda, qui estime qu’il est judicieux de faire preuve d’une certaine patience afin de ne pas inutilement faire passer une région du jaune au orange.

«On ne veut pas utiliser un canon pour tuer une mouche, a-t-il illustré. Et on pense qu'il faut se donner un certain temps pour être capable de faire basculer les choses. Parce que, si on bascule vers le rouge [...] ou bien l'orange, puis les cas se remettent à rebaisser, il faut revenir en arrière, c'est toute une situation.»

Un document dévoilé hier démontre que la Santé publique pourrait, en zone orange, imposer le couvre-visage obligatoire en tout temps dans les salles de spectacle et les marchés extérieurs, notamment.  

Dans les résidences privées, le nombre de personnes permises pourrait passer de 10 à 6, tandis que les rassemblements publics seraient limités à 50 personnes.

Prudence ce weekend  

Christian Dubé demande aux Québécois d’être prudents au cours de la fin de semaine, pour éviter que des régions basculent en zone orange et se voient imposer de nouvelles mesures restrictives contre la COVID-19.

«On peut faire une grande différence dans les prochains jours, et je vous demanderais, s'il vous plaît, de faire un effort particulier au cours du week-end», a plaidé le ministre de la Santé.

«Si on fait encore les bons gestes au cours des prochains jours, je serais même tenté de penser que quelques zones pourraient passer au vert, mais ça sera à la santé publique de nous le dire dans la prochaine semaine», a dit M. Dubé.  

Le ministre Dubé a aussi précisé que la vente d'alcool sera désomais interdite à partir de minuit dans les bars, restaurants et microbrasseries.

La santé publique a rapporté 251 nouveaux cas dans les dernières 24 heures, mais a aussi ajouté 248 infections qui n’avaient pas été comptabilisées jusqu'à présent.

- Avec Patrick Bellerose

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