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Forte hausse du nombre de demandes de reprise de logement au Québec

Agence QMI

Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

Le nombre de demandes de propriétaires qui souhaitent reprendre un logement un bondi de 40 % en un an, selon les chiffres de la Régie du logement du Québec, une situation qui inquiète le milieu communautaire.

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C’est le cas notamment du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), qui rappelle que la province vit déjà une pénurie de logements, et que les appartements abordables se font de plus en plus rares, notamment dans les grands centres.

Ainsi, en un an, le nombre de demandes de reprises de logement est passé de 1061 à 1484 à travers le Québec, alors que les demandes pour effectuer des travaux majeurs ont explosé, passant de 33 à 165, selon le rapport annuel 2019-2020 de la Régie du logement.

«Pendant que les délais pour obtenir une audience s’améliorent, on note une augmentation de 40 % des demandes pour effectuer une reprise de logement», a dit Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ, par communiqué.

«Les demandes pour effectuer des travaux majeurs, qui trop souvent, se soldent par le départ des locataires, ont quant à elles, augmenté de 400 %, a-t-il poursuivi. C’est une tendance très inquiétante qui est directement liée à l’importante pénurie de logements: les propriétaires profitent de la rareté des logements pour évincer les locataires et augmenter le prix des loyers.»

Selon l’organisme, Québec doit encadrer les propriétaires de logements afin de ralentir le rythme des évictions.

De plus, le RCLALQ pointe du doigt la hausse significative du nombre de causes civiles en attente, qui est passé de 26 l’an dernier à 441 selon le plus récent rapport de la Régie.

«La Régie peut se targuer d’améliorer ses délais dans plusieurs catégories, mais il est inacceptable de faire attendre des parties pendant plus de deux ans», a indiqué M. Roy-Allard, en parlant d’une augmentation de 1600 % des délais liés aux causes civiles.

De plus, note la RCLALQ, les appels traités par la Régie ont reculé de 23 % au cours des deux dernières années. En revanche, les appels envoyés au système de réponse vocale ont affiché une hausse de 70 %.

«Le RCLALQ souhaite que cette tendance soit renversée suite à l’embauche de plusieurs préposés à l’information», a-t-on indiqué.

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