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Les déléguées de la FIQ rejettent unanimement l’offre du gouvernement

Agence QMI

Les déléguées de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont rejeté à l’unanimité jeudi l’offre du gouvernement portant sur leurs conditions de travail.

Les déléguées étaient réunies de façon virtuelle en conseil national extraordinaire grâce à la technologie. Elles ont ainsi dit non à l’offre globale présentée la semaine dernière par Québec.

«La colère suscitée par les offres patronales était sans équivoque», a dit Nancy Bédard, présidente de la FIQ, par communiqué.

«Méprisantes, insultantes et odieuses étaient au nombre des qualificatifs exprimés par les déléguées de la Fédération, a-t-elle poursuivi. Alors que les professionnelles manifestaient déjà leur détresse avant la pandémie, l'absence de réelles mesures en regard de leurs conditions de travail dans l'état actuel, ce n'est ni plus ni moins qu'un manque de respect total du gouvernement face à cette main-d'œuvre majoritairement composée de femmes.»

La FIQ réclame des mesures relativement à la surcharge de travail.

«Autour de cette importante question gravite un ensemble d'enjeux cruciaux comme celui des ratios sécuritaires, des équipes de travail complètes et stables et celui du temps supplémentaire, qu'il soit volontaire ou non, a dit Jérôme Rousseau, vice-président et coresponsable de la négociation.

«Si cette problématique n'est pas abordée de front, le grand virage nécessaire dans le réseau de la santé ne pourra pas se concrétiser», a-t-il ajouté.