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L’État poursuivi pour forcer un plan de dépistage accéléré

Michael Nguyen | Le Journal de Montréal

Photo d'archives, Agence QMI

Face aux éclosions de la COVID-19 depuis la rentrée des classes, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a intenté une poursuite afin de forcer le gouvernement à mettre en place un plan de dépistage accéléré dans le réseau scolaire, entre autres.

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« La FAE estime que la gestion gouvernementale de la rentrée scolaire [...] comporte plusieurs lacunes qui mettent les élèves et les enseignants et enseignantes à risque de contracter la COVID-19 », peut-on lire dans la demande déposée en Cour supérieure du Québec.

Ce syndicat, qui représente plus de 49 000 enseignants au Québec, déplore un « manque de transparence » de l’État, si bien qu’il n’est pas en mesure d’obtenir un portrait complet de la situation dans le réseau de l’éducation. En raison de cela, le syndicat affirme ne pas pouvoir bien protéger ses membres. 

Dépistage lent

Et il en a particulièrement contre l’absence de processus accéléré de dépistage de la COVID-19, qui cause des perturbations dans les services offerts aux élèves.

« À titre indicatif, des enseignants ont été mis en isolement à la polyvalente des Deux-Montagnes le 27 août et ont dû attendre quatre jours après le début de leur quarantaine avant d’être contactés par [la santé publique] afin de déterminer s’ils devaient ou non passer un test de dépistage », peut-on lire dans le document de cour.

Depuis la rentrée des classes, la FAE affirme qu’au moins 110 de ses membres ont été mis en quarantaine, provoquant ainsi un bris de service auprès des élèves.

Plus de mesures

Ainsi, la Fédération demande au tribunal de forcer le gouvernement « à prendre les mesures qui s’imposent » pour protéger les élèves et le personnel, dont l’implantation d’une voie rapide de dépistage à la COVID-19.

Elle se réserve également le droit de demander des mesures supplémentaires, dont le port du masque obligatoire en classe pour tous, peu importe l’âge, ainsi que le maintien de la distanciation physique pendant les cours.

Le syndicat pourrait aussi demander la suspension des activités pédagogiques « impliquant le chant, l’utilisation d’instruments à vent ou de sports de contact », ajoute-t-il.