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Un ex-policier condamné à 90 jours de prison

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

palais de justice de Longueuil

Chantal Poirier / JdeM

Un policier de la Rive-Sud qui avait reconnu avoir volé une sacoche qui contenait près de 9000 $ pour ensuite remplir deux faux rapports afin de camoufler son crime a écopé de 90 jours de prison.

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« Quand t’es policier, t’es censé protéger et servir les citoyens, ce qu’il n’a pas fait. Sa plus grosse sentence, c’est qu’il ne pourra plus être policier et de vivre avec ce qu’il a fait subir à sa femme et ses enfants », a soutenu la victime dans cette affaire, Gaël Coulombe-le-Sieur, satisfaite de la peine imposée. 

Cette dernière se dit rassurée que l’ancien agent du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) Tuan Khanh Huynh ne pourra plus jamais porter l’uniforme. 

« M. Huynh a trahi la confiance du public, en l’occurrence ici Mme Coulombe-le-Sieur ainsi que l’ensemble de ses collègues de travail, a d’ailleurs affirmé la juge Louise Provost. Son serment de policier exigeait qu’il soit intègre. »

« Persisté à nier l’évidence » 

Même s’il a déjà remboursé en entier le montant qu’il avait dérobé à sa victime, l’ex-policier qui cumulait 16 ans de service devra aussi lui verser 4000 $. 

L’histoire remonte au 29 décembre 2019. Tuan Khanh Huynh est appelé à intervenir dans un cinéma du Quartier DIX30, où des employés ont découvert une sacoche contenant un montant substantiel « entre 8000 $ et 9000 $ comptant ». 

Il s’agissait des recettes du mois de décembre de la victime, qui est restauratrice. 

Après qu’on lui eut remis le sac à main, l’agent a rempli un premier faux rapport où il affirmait avoir redonné le sac à la propriétaire, en inscrivant le nom d’une autre personne que Mme Coulombe-le-Sieur.

Lorsque confronté au poste de police par cette dernière le lendemain matin, il a continué de mentir et a même rempli un autre rapport avec de fausses informations. 

« Il a monté un scénario difficile à comprendre et voué à l’échec. Puis il s’est enlisé dans celui-ci », a estimé la juge Provost, ajoutant qu’il a « persisté à nier l’évidence ».

Mesures de protection 

Malgré les remords sincères de M. Huynh, qui affirmait vivre à ce moment une détresse psychologique importante, et son risque nul de récidive, la juge n’a pas voulu lui accorder d’absolution conditionnelle qui lui aurait évité d’avoir un casier judiciaire.

Vu son statut particulier de policier, le père de famille bénéficiera de mesures de protection lorsqu’il purgera ses 90 jours de prison, de manière discontinue. 

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