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«Un rêve qui devient réalité» pour Joel Edmundson

Jean-François Chaumont

Joel Edmundson avait plusieurs raisons d’écrire son nom au bas d’un contrat avec le Canadien. Oui, il y avait les 14 millions $ pour quatre ans, mais il n’y avait pas simplement l’aspect financier.

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Âgé de 27 ans, Edmundson s’attendait à vivre le marché des joueurs autonomes pour la première fois de sa carrière. Mais Marc Bergevin et le CH l’ont fait dévier de son plan initial en obtenant ses droits des Hurricanes de la Caroline contre un simple choix de cinquième tour au repêchage de 2020.

Cette petite transaction a pesé lourd dans la balance.

«Après la transaction, je savais que le Canadien était très intéressé, a raconté Edmundson de son domicile à Kelowna, en Colombie-Britannique. Je voulais me joindre à une équipe qui me voulait. C’était le cas avec le Canadien.»

L’année 2020 s’annonçait également étrange pour le marché des joueurs autonomes qui s’ouvrira le 9 octobre à la place de la date habituelle du 1er juillet.

Avec la pandémie de la COVID-19 et un plafond stable à 81,5 millions $, les propriétaires réfléchiront plus longtemps avant de se lancer dans une course folle pour attirer les meilleurs joueurs. Techniquement, il faut toujours se garder une réserve, il y aura moins de millions sur la table pour les joueurs.

«J’ai pensé à cette réalité, a admis le défenseur gaucher de 6 pi et 4 po et 215 lb. Mais une fois que j’ai appris la transaction, j’avais comme objectif de m’entendre avec Montréal. Je n’avais pas besoin de tester le marché, j’avais juste à trouver une entente avec le Canadien. Heureusement, nous y sommes arrivés en quelques jours seulement.»

Un hasard?

Edmundson gagnera un salaire moyen de 3,5 millions $ pour les quatre prochaines années. Il s’agira d’une légère augmentation comparativement aux 3,1 millions $ qu’il touchait l’an dernier en Caroline et à son salaire de 3 millions $ lors de sa dernière saison à St. Louis en 2018-2019 où il a remporté la coupe Stanley.

À Montréal, il fera donc le même salaire que Ben Chiarot, qui a paraphé une entente de trois ans et 10,5 millions $ (3,5 millions $ par année) au mois de juillet 2019.

Bergevin s’est ainsi assuré de ne pas déstabiliser son équilibre salarial à la ligne bleue en le gardant au même niveau que l’ancien des Jets de Winnipeg.

«C’est probablement plus un coup de chance, si nous gagnons le même salaire, a répliqué Edmundson. Chiarot et moi sommes des défenseurs similaires. Avec la COVID-19, c’était difficile de prédire un montant. C’est un chiffre qui faisait le bonheur des deux clans.»

Pour ses débuts avec le CH, Edmundson s’attend à jouer à la gauche de Jeff Petry au sein du deuxième duo. Il a aussi précisé qu’il a de l’expérience sur le flanc droit, même s’il a une préférence pour son côté naturel.

Deux visions

Selon les statistiques traditionnelles, Edmundson a connu une bonne saison l’an dernier avec les Hurricanes. Il a atteint un sommet personnel avec 20 points (7 buts, 13 aides) en 68 matchs et maintenu un différentiel de +7.

Il a aussi terminé au deuxième rang de son équipe pour les mises en échec (118), au troisième rang pour les tirs bloqués (91) et il était le troisième défenseur le plus utilisé en désavantage numérique avec un temps de jeu moyen de 2 min 48 s.

Quant aux statistiques avancées, on obtient toutefois un autre son de cloche. Il se retrouvait au dernier rang chez les défenseurs des «Canes» à 50,74 % pour l’indice Corsi (tentatives de tir) et à l’avant-dernier rang parmi les arrières pour les chances de marquer à 48,32 %.

«Je ne regarde pas ça, les statistiques avancées, a-t-il répliqué. J’ai obtenu 20 points. Oui, je jouais pour une équipe rapide en Caroline. Mais le Canadien a aussi une équipe rapide. Je ne suis pas un gars d’analytiques. Je cherche à être un défenseur physique. Il y a des aspects avec le jeu robuste qui ne se traduise pas avec les stats avancées.»

De Saint-Lazare au Manitoba...

S’il passe maintenant ses étés à Kelowna en Colombie-Britannique, tout comme Shea Weber et Carey Price, Edmundson a ses racines au Manitoba. La famille de son père est d’ailleurs francophone. Sa grand-mère paternelle est une Chartier.

«Mon père est un partisan du CH depuis toujours, tout comme sa famille, a-t-il précisé. Je me souviens que j’entendais souvent ma grand-mère parler au téléphone en français. J’ai fréquenté une école d’immersion française à l’école pour neuf ans. Je n’ai pas parlé en français depuis longtemps, je suis rouillé, mais j’imagine que ça reviendra. Je téléphonerai à ma grand-mère. La famille de mon père vient de Saint-Lazare au Manitoba.»

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