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Un scientifique reconnaît avoir fraudé la défense nationale pour près de 500 000 $

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Bloc justice

Photo d'archives, Fotolia

Un chercheur «de haut niveau» a reconnu, jeudi matin, avoir fraudé le centre de recherches de la base militaire de Valcartier pour un montant total qui s’élèverait à près de 500 000 $, de 2008 à 2011.

Selon l’exposé des faits présenté devant le tribunal par la couronne, au palais de justice de Québec, Éloi Bossé travaillait à cette époque au sein de Recherche et Développement de la Défense Canada (RDDC), une agence relevant du ministère de la Défense ayant des bureaux à Valcartier.

Des anomalies constatées après l’octroi de certains contrats d’achat ont mené au déclenchement d’une enquête administrative interne puis d’une enquête de la GRC.

Dans le cadre de projets de recherche, Éloi Bossé a effectué des achats de logiciels par l’intermédiaire d’une compagnie informatique située sur le chemin Sainte-Foy à Québec et dont le propriétaire, Martin Gingras, est coaccusé dans cette affaire.

Or, aucun de ces logiciels n’était «nécessaire ou requis», selon l’enquête policière.

La fraude s’élèverait à 496 053 $ en tout. Bossé aurait empoché personnellement 140 991 $.

Celui-ci a plaidé coupable à un chef amendé d’avoir par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, «frustré» le gouvernement du Canda d’un montant de plus de 5000 $.

L’avocat de la défense a mentionné que son client reconnaît avoir fraudé le gouvernement et s’être approprié certaines sommes d’argent, mais conteste le fait que les logiciels n’avaient aucune valeur.

Plus de détails à venir...