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COVID-19: forte résistance au traçage des cas

Béatrice Roy-Brunet

Certains Québécois refusent de répondre aux appels de la santé publique à la suite d’un contact avec un cas de COVID-19, ce qui permettrait pourtant de compléter la ligne d’éclosion.

Environ 25 à 30 % des citoyens ne répondent pas à leur téléphone alors qu’ils ont été identifiés comme étant dans la zone de contamination, a confirmé vendredi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, en marge d’une conférence de presse à l’Hôpital de Verdun, à Montréal.

Lorsqu’une éclosion est déclarée, les contacts des derniers jours avec ces cas doivent être identifiés. Les équipes de la santé publique entrent ensuite en contact avec ces personnes.

«C’est non seulement leur vie à eux, mais il faut compléter cette chaîne d’éclosion là le plus rapidement possible. Chaque jour qu’on perd, c’est quelqu’un qui est peut-être contagieux qui est en train de contaminer quelqu’un d’autre», a-t-il ajouté.

Il a rappelé que la transmission du virus se fait pour la plupart du temps de façon involontaire. «N’ayez pas peur de nous aider à compléter la ligne d’éclosion pour qu’on puisse faire notre travail», a réitéré le ministre Dubé.