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Fin du procès d'un père accusé de la mort de son bébé de six semaines

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Au palais de justice de Sherbrooke, le procès d'Alexandre Roux a pris fin vendredi matin avec les plaidoiries.

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Accusé de l'homicide involontaire de son poupon de six semaines, le petit Liam, en février 2018, le jeune homme de 22 ans n'a pas témoigné en défense.

Le procès se déroulait devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec.

Pour la poursuite, Alexandre Roux est le seul à avoir pu secouer l'enfant. Aucune autre personne n'en a eu l'occasion ou encore n’aurait eu raison de le faire.

La défense dénonce la vision tunnel des enquêteurs du Service de police de Sherbrooke, convaincus de la culpabilité du jeune père.

Aux policiers, l'ex-conjointe d'Alexandre Roux, ses beaux-parents et ses voisins de palier ont tous tenu le même discours, croyant le jeune père de famille incapable de pareils gestes.

Le Dr Sébastien Roullier, pédiatre intensiviste, est formel: le poupon de six semaines a été secoué violemment, lui causant des hématomes et saignements au cerveau, blessures qui lui auraient été infligées entre 19 h et 20 h le 26 février 2018.

Son beau-père occupé à jouer à des jeux vidéo, Alexandre Roux était seul avec le bébé pendant cette période bien précise.

En deux occasions, il s'est rendu chez lui dans l'appartement voisin, l'enfant dans les bras, pour lui donner son biberon parce qu'il ne cessait de pleurer.

Après son deuxième boire, le poupon éprouvait des problèmes respiratoires.

L'accusé n'a pas cru bon appeler l'ambulance, préférant attendre que sa conjointe arrive, une vingtaine de minutes plus tard.

L'autopsie a révélé la présence d'une dizaine de fractures chez le petit Liam, des blessures datant d'une à deux semaines.

Pour tenter de soulever le doute, la défense à qualifier l'accusé comme un père présent qui s'occupait de son enfant et déplore le fait que la mère et les grands-parents maternels ont tous été en présence de l'enfant à un moment ou l'autre, la journée des événements.

C'est le 22 octobre que la juge Danielle Côté rendra sa décision sur la culpabilité ou non de l'accusé.