/news/coronavirus

«Je ne sais pas comment on va faire face à une deuxième vague»

TVA Nouvelles

À l’heure où les infirmières se disent unanimement insatisfaites de la première offre ministérielle sur leurs conditions de travail, leur fédération syndicale s’inquiète de ne pas pouvoir faire face à une nouvelle vague de patients COVID-19 dans les hôpitaux.

• À lire aussi: Les déléguées de la FIQ rejettent unanimement l’offre du gouvernement

Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) le manque de personnel se fait déjà sentir alors que, malgré une hausse récente des cas, le coronavirus n’applique pas encore de réelle pression sur le milieu hospitalier et les unités de soins intensifs à travers le Québec.

«On travaille avec des équipes réduite de 50% dans les urgences, a déploré Nancy Bédard, présidente de la FIQ, vendredi en entrevue sur les ondes de LCN. 

«Honnêtement, je ne sais pas comment on va faire face à une deuxième vague», a-t-elle laissé tomber. 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, avouait lui-même jeudi que le manque de personnel infirmier est criant, mais des infirmières ont été appelées à délaisser leurs fonctions régulières pour aller en dépistage.

«Les professionnels en soins ne pourront pas être autant présents que la première fois; certainement pas en laissant les activités normales se dérouler au Québec. Il va falloir délaisser des activités parce qu’on n’a plus assez de bras. On ne peut pas être partout», déplore la FIQ.

En cours de semaine, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) jugeait déjà «impossible» La reprise des 92 000 chirurgies reportées en raison de la première vague de COVID-19.

«Ceux qui vont payer, ce sont les patients au niveau des chirurgies», appuie Nancy Bédard. 

La FIQ a rejeté jeudi le dépôt de 22 offres d’ententes sectorielles du ministère de la Santé sur les conditions de travail des professionnels en soins 

«C’était très difficile à aller présenter, commente Nancy Bédard. Dans le contexte, avec ce qu’elles ont vécu dans les dernières années et les derniers mois, on se serait attendu à avoir des avancées, notamment sur la surcharge de travail.»