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L’annulation de partys de Noël fait mal

Catherine Bouchard | Journal de Québec

PHOTO Jimmy Hamelin, L'Oréal Canada

L’annulation des partys de Noël par de nombreuses organisations va porter un autre coup dur aux commerçants, particulièrement les restaurateurs et les propriétaires de salles.

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Les entrepreneurs contactés par Le Journal le confirment : les agendas de réservation sont peu garnis, alors qu’ils sont habituellement déjà bien remplis à ce moment de l’année. 

« C’est complètement vide de notre côté », lance Magalie Cossette, propriétaire de La Firme, une agence spécialisée dans l’organisation d’événements, pour qui les Fêtes représentent une période fort occupée.

« Sur un lot d’environ 30 événements corporatifs, il y en a peut-être un qui aura lieu », poursuit-elle.

Des entreprises annulent tout

Les entreprises sont nombreuses à annuler les fameux partys de Noël. La situation touche particulièrement celles où il y a plusieurs centaines d’employés, ce qui complique le respect des mesures sanitaires.

C’est le cas de Desjardins qui a donné le mot d’ordre à toutes ses divisions de ne pas tenir d’événements.

« Desjardins travaille actuellement à souligner la fin d’année de façon virtuelle avec ses employés », a indiqué Jean-Benoît Turcotti, porte-parole au Mouvement Desjardins.

Du côté de iA Groupe financier, on indique que la décision finale n’est pas encore prise, mais qu’il y a peu de probabilités d’avoir un rassemblement à l’approche des Fêtes.

« Tout porte à croire qu’il n’y aura pas de party de Noël », laisse entendre Pierre Picard, responsable des relations publiques.

Restaurateurs éprouvés

Les restaurateurs, déjà durement éprouvés par la pandémie, sont résignés à vivre une période moins festive que d’habitude en décembre. Au Capitole, l’agenda de cette année n’a rien à voir avec celui des autres années.

« Ça ne s’annonce pas l’année du party de Noël », laisse tomber Valérie Desmeules, directrice des ventes corporatives.

L’Atelier, sur Grande Allée, n’est pas non plus épargné. « Pour le moment, on prend les réservations de façon à pouvoir respecter les mesures actuelles, ce qui veut dire que l’on ne peut pas en prendre beaucoup », indique le propriétaire, Fabio Monti.

Les profits liés aux partys de Noël représentent entre 60 et 65 M$ chaque année pour l’industrie hôtelière.

Ces bénéfices seront amputés d’au moins 75 % cette année, estime la directrice générale de l’Association hôtelière de la région, Marjolaine de Sa.