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Le personnel de soutien scolaire inquiet d’une possible pénurie de main-d’œuvre

Vincent Larin | Agence QMI

Photo d'archives, Agence QMI

Le personnel de soutien scolaire craint une grave pénurie de main-d’œuvre en pleine pandémie si le gouvernement confirme l’abolition d’une prime de 10 % qui leur était offerte jusqu’ici: «qui va les poser les plexiglas dans les classes», s’inquiète le président d’un de leur syndicat.

Plusieurs dizaines de membres de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) et de la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur (FPSES-CSQ) ont manifesté vendredi matin devant l’édifice du Conseil du trésor, à Québec.

Selon le président du FPSS-CSQ, Éric Pronovost, le gouvernement Legault ne renouvellera pas une prime de 10 % destinée aux employés de soutien en milieu scolaire, et ce, à compter du 30 septembre. Cette prime, obtenue lors du dernier renouvellement de leur convention collective, devait assurer une meilleure rétention d’emplois, explique-t-il.

Or, maintenant qu’ils sont de retour en négociations, ces employés se font proposer le renouvellement de cette prime, mais en échange de concessions.

Un comité formé par les employés et le patronat a pourtant déterminé que cette prime était bénéfique, mais le gouvernement s’apprête tout de même à la couper d’ici la fin des négociations, souligne la présidente de la FPSES-CSQ, Valérie Fontaine.

«[Les primes] ça ne servira pas d’appât, au contraire. Il faut que ce 10 % reste là, mais il faut aussi la bonifier, car l’écart continue de s’agrandir [avec le secteur privé]. Donc on s’attend à ce que Mme LeBel nous fasse vraiment une offre qui va en valoir la peine», a ajouté Éric Pronovost.

Sans cette prime, les deux syndicats craignent un exode de leurs membres vers le secteur privé et le recours de plus en plus fréquent à des sous-traitants pour les remplacer.

«Ça va vider les écoles et on est en COVID. On a besoin plus que jamais que ces gens-là travaillent dans nos écoles, qu’ils fassent toutes les modifications nécessaires pour être en mesure d’assurer la sécurité des étudiants, étudiantes et des élèves», a dit Valérie Fontaine.