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Sophie Cadieux, comme dans une machine à laver dans «Rue King»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/TVA

Il y aura 20 ans en 2021 que Sophie Cadieux a gradué du Conservatoire d’art dramatique, et la comédienne de 43 ans est encore surprise par les rôles qu’on lui propose. Son dernier cadeau en lice à la télévision? «Rue King», une sitcom improvisée qu’elle compare à un décoiffant tour de machine à laver. 

C’est la productrice du format allemand «Schiller Street», dont «Rue King» est l’adaptation, qui avait usé de cette comparaison entre le concept de l’émission et l’électroménager lors d’une rencontre avec les comédiens québécois qui y donneraient vie ici.

«Et c’est exactement ça, opine Sophie Cadieux. Je ne connais pas trop le trac, dans la vie, mais pour "Rue King", j’avais vraiment peur. On voit la petite lumière verte qui s’allume, Stéphane (Bellavance) nous parle dans l’oreille, on regarde nos amis, on essaie de construire une histoire et de sortir de bonnes blagues... On explore vraiment une nouvelle forme.»

Si vous n’avez pas encore regardé «Rue King» sur Club illico, où la comédie est à l’affiche depuis mai dernier, vous pouvez dès maintenant la rattraper à TVA, où elle est diffusée tout l’automne à la petite semaine le mercredi soir.

La plus vieille

La formule de «Rue King», si casse-cou pour les acteurs, repose sur le maître du jeu Stéphane Bellavance. Sans pitié pour ses collègues, ce dernier leur transmet des directives via une oreillette. Eux qui improvisent leurs répliques au gré des situations doivent se plier à ses commandes... et celles-ci donnent lieu à de joyeux délires!

«La voix de Stéphane dans nos oreilles montre à quel point on se fait mettre dans le pétrin, ricane Sophie. Au-delà du sketch et la sitcom, on s’attache aux personnages et il y a des "running gags" qui s’installent. On ne doit jamais oublier ce qu’on a établi dans l’épisode précédent.»

La trame de base de la série est celle de trois jeunes adultes (interprétés par Sophie, Pier-Luc Funk et Marie-Ève Morency) qui emménagent ensemble dans un appartement de Sherbrooke. Les membres de leur entourage (Stéphane Crête, Sylvie Moreau, Mehdi Bousaidan et plusieurs autres artistes invités qui effectuent des apparitions épisodiques) viennent pimenter leur quotidien avec leurs personnalités colorées.

Fait amusant, elle qui a longtemps été associée à des rôles juvéniles (qu’on pense à sa Vanessa de «Watatatow» ou sa Clara de «Rumeurs»), Sophie Cadieux a maintenant atteint le stade de jouer la personne la plus âgée du trio-vedette de «Rue King», où elle personnifie une avocate fraichement séparée de son conjoint. Son âge est d’ailleurs sujet à moquerie dans les dialogues.

«Ça fait 20 ans que je fais ce métier, et ça commence à me rattraper, même si je continue à avoir une petite voix et une bonne énergie. C’était la première fois que j’étais confrontée à subir des blagues de fille qui essaie d’être dans le coup avec de jeunes étudiants! (rires) C’est agréable d’évoluer et c’est un beau moteur de comédie», signale Sophie.

Adieu, «Lâcher prise»!

Alors que prenait vie l’aventure «Rue King», au printemps dernier, Sophie Cadieux apposait le point final à un autre projet très important pour elle : «Lâcher prise».

Nommée aux 35e prix Gémeaux dans la catégorie Meilleur premier rôle féminin: comédie, pour sa prestation dans cette fiction, Sophie bouclera cette boucle de quatre ans au gala de dimanche, que diffusera ICI Télé.

Triste d’avoir dû dire adieu à sa Valérie, à sa complicité avec Sylvie Léonard (qui prêtait vie à sa mère, la truculente Madeleine) et aux délicieux textes d’Isabelle Langlois, Sophie affirme néanmoins être en paix avec cette fin de chapitre.

«Moi j’aurais continué, mais je trouvais ça beau. Pour l’autrice, Isabelle Langlois, le parcours de Valérie s’est conclu. J’aime quand toute bonne chose a une fin. On aurait pu étirer pendant six saisons, mais je trouvais ça beau, qu’on ait pris Valérie la journée où elle a commencé son "burnout", et on l’a quittée alors qu’elle venait de donner naissance. On suivi sa remise sur pied pendant quatre saisons, et autre chose s’apprêtait à commencer pour elle.»

TVA diffuse «Rue King» le mercredi, à 21 h.