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Un record de dons alimentaires chez Moisson Montréal

Yves Poirier | TVA Nouvelles

De nouvelles données obtenues par TVA Nouvelles auprès de Moisson Montréal font état de besoins alimentaires criants qui ont atteint des niveaux records dans ce contexte de pandémie. 

D'ailleurs, au moment où la demande explose, l'organisme manque cruellement de bénévoles et sollicite l'aide de la population.

«Depuis le 1er avril, nous avons donné 47 millions de dollars de nourriture aux organismes montréalais. C'est 11,5 millions de dollars de nourriture de plus qu'à pareille date l'an dernier», indique Richard Daneau, directeur général de la plus importante banque alimentaire au pays.

«Si on regarde la situation sous un autre angle, c'est comme si on avait donné 33% plus de nourriture en kilogramme. La nourriture est destinée à des familles en situation de précarité», ajoute-t-il. 

M. Daneau est d'ailleurs inquiet face à l'avenir.

«Quelle sera la prochaine contraction économique? Et cela fera-t-il en sorte que la demande alimentaire augmentera davantage sur les organismes de quartier?» se questionne l’homme.

Bénévoles recherchés activement chez Moisson Montréal  

Les denrées ne sont pas la seule chose dont manque l’organisme. Richard Daneau peine aussi à trouver suffisamment de bénévoles. Il estime être à court d’une dizaine de bénévoles par jour, précisant qu’il en a normalement besoin de 62 pour assurer un bon roulement.

«Quand on reçoit la nourriture de grands détaillants ou d'épiceries, elle n'est pas prête à être redistribuée sur-le-champ. Il faut faire des caisses, trier la nourriture et la mettre dans des formats qui ont du sens pour le monde», mentionne le directeur général de Moisson Montréal. 

M. Daneau insiste sur le fait que Moisson Montréal possède un environnement travail sécuritaire et sanitaire. On ne rapporte aucun cas positif chez les bénévoles et employés depuis six mois. 

«On a besoin que vous veniez aider ceux qui sont moins chanceux que nous autres. On a besoin que vous veniez donner un coup de main aux familles montréalaises qui peinent à joindre les deux bouts à cause de la pandémie», lance-t-il.