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Le vieillissement des infrastructures ralentit l’industrie du camionnage

Agence QMI

Camionnage sur Notre-Dame Est / 11-09-21

Photo d'archives, Agence QMI

Le vieillissement des infrastructures routières en Amérique du Nord est un des problèmes les plus importants auquel fait face l’industrie du camionnage, a estimé vendredi à QUB radio Alain Bédard, président-directeur général de TF1 International, l'une des plus importantes entreprises de camionnage au pays. 

«Que ce soit pour le transport routier ou le transport en commun, on se réveille au 21e siècle avec des déficits importants d’investissements [accumulés] au cours des années 70, 80, 90», a déclaré M. Bédard à l'émission «Mêlez-vous de vos affaires».

«En tant que société, on fait des choix. On a décidé de peu investir dans les infrastructures, que ce soient les ponts, les métros, etc. Évidemment, il y a une facture qui [vient avec ce choix]. Si vous avez une maison, vous l’avez construite il y a 40 ans et vous n’avez jamais investi pour la rénover, à un moment donné, vous allez avoir des problèmes», a expliqué M. Bédard.

Un virage technologique abrupte 

L’arrivée des camions autonomes – qui n’ont pas besoin de chauffeur – continue de faire l’objet de spéculations. Mais à l’instar de M. Bédard, pour l’industrie du camionnage la question n’est plus de savoir si cette possibilité arrivera ou non, mais quand.

«C’est une question de temps. Qui aurait dit il y a 50 ans qu’on aurait des téléphones cellulaires?» a demandé M. Bédard.

Camionnage sur Notre-Dame Est / 11-09-21

JOEL LEMAY/24H MONTREAL/AGENCE QMI

«Nous ce qu’on sait, c’est que sur le corridor Toronto-Montréal, un jour, vous allez avoir une technologie qui va faire en sorte que les véhicules vont circuler et peut-être qu’il va y avoir un chauffeur pour 50 camions. On ne le sait pas encore, mais on sait que ça s’en vient.»

Déjà, de grandes entreprises effectuent des tests sur des tronçons routiers du continent. Des géants de la technologie comme Google et Uber se prêtent au jeu, et l’entreprise automobile Tesla, dirigée par l’entrepreneur vedette Elon Musk, en a fait un des fers de lance de son développement futur.

«Un peu comme le chemin de fer. Si vous prenez le chemin de fer entre Toronto et Montréal, il y a trois locomotives qui tirent 100 ou 125 wagons [...] de façon sécuritaire, a laissé savoir Alain Bédard. Mais aujourd’hui, [nous avons] les GPS, toute cette technologie-là, des caméras qui sont de plus en plus précises, mais on ne sait pas quand [ça va arriver].»

«Dans cinq ans? Probablement pas. Dans 25 ans? Sûrement.»