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Tensions en Nouvelle-Écosse au sujet du droit de pêche autochtone

Agence QMI

Des tensions entre pêcheurs autochtones et non autochtones secouent la Nouvelle-Écosse depuis quelques jours et l’intervention du premier ministre Justin Trudeau a été réclamée.

Au cœur de ce conflit qui ne cesse de croître, c’est la décision des pêcheurs de la Première Nation mi'kmaq de Sipekne’katik de pratiquer la pêche au homard. Pour certains pêcheurs non autochtones, il s’agit d’une activité illégale parce que la saison régulière est maintenant fermée.

Or, selon la communauté, qui s’appuie sur une décision de la Cour suprême du Canada, ses habitants ont le droit de pêcher en tout temps.

En 1999, dans l'affaire Donald Marshall, le plus haut tribunal au pays avait confirmé le droit issu des traités de paix et d'amitié à la chasse et à la pêche dans le but d'assurer un «moyen de subsistance convenable» à des Premières Nations mi'kmaq et malécite.

Des pêcheurs autochtones ont obtenu des permis de pêche délivrés par la communauté, chacun étant limité à 50 casiers, selon Global News.

Cependant, des pêcheurs non autochtones s’opposent à cette pêche et des affrontements ont eu lieu vendredi à Saulnierville. Ces derniers ont encerclé l'embouchure du port ainsi que les navires mi'kmaw.

Des gens qui appuient les deux factions

L'Assemblée des chefs mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse a déclaré vendredi l'état d'urgence en réponse à «la violence sur les pêcheries mi'kmaq dans toute la province» et a réclamé l’intervention du ministère canadien des Pêches et des Océans, de la GRC et du gouvernement de la Nouvelle-Écosse pour protéger leurs pêcheurs.

Pour sa part, le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegrade, a déploré «les agressions et les menaces et le danger» auxquels font face les pêcheurs mi'kmaq dans une lettre adressée au premier ministre Justin Trudeau.

Le chef Bellegrade a aussi blâmé la ministre fédérale des Pêches, Bernadette Jordan, soutenant qu’elle «a négligé de répondre adéquatement à la sécurité et aux droits issus de traités».