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Grève générale illimitée dans les garderies en milieu familial

Agence QMI

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec a finalement déclenché une grève générale illimitée dimanche dans les garderies en milieu familial subventionné, malgré la décision du gouvernement du Québec de nommer un médiateur pour régler le conflit de travail.

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Les parents de ces 10 000 garderies sont donc contraints de trouver un plan B à partir de lundi.

Les éducatrices en milieu familial étaient déjà en moyens de pression, des grèves tournantes étant organisées depuis le début du mois et elles menaçaient de lancer une grève générale si les négociations n’avançaient pas.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la CSQ, s’était engagée à ne pas mettre à exécution sa menace, si le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, acceptait de nommer un arbitre pour calculer la subvention des «responsables en services éducatifs en milieu familial».

La décision d’un arbitre est exécutoire, contrairement à celle d’un médiateur.

Par conséquent, les membres du syndicat sont en grève générale illimitée, ce qui touche 90 000 enfants au Québec.

Médiateur 

Après cette annonce du syndicat, le gouvernement du Québec a fait savoir qu’il nommait un médiateur pour tenter de rapprocher les parties. Le syndicat juge cette mesure insuffisante, car elle ne permettra pas de régler le litige rapidement. Il préférait le recours à un arbitre qui aurait le pouvoir de trancher.

De son côté, le ministre Lacombe a estimé que la nomination d’un médiateur est appropriée.

«Il est pratique courante dans toute négociation d'avoir recours à la médiation en cas d'impasse, la présence du médiateur pouvant permettre de concilier les intérêts des parties et de convenir d'un règlement, a-t-il affirmé par communiqué. La situation actuelle est déjà une source de stress pour plusieurs familles. Tous les efforts doivent être faits à la table de négociation pour qu'on en arrive à une entente.»

La question du salaire des éducatrices en milieu familial est au centre du conflit. Payé avec une subvention basée par jour d’occupation, les éducatrices disent dans les faits gagner 12,42 $ de l’heure en tenant compte de toutes leurs obligations, soit moins que le salaire minimum qui a été augmenté à 13,10 $ par heure en mai dernier. Le syndicat demande une augmentation équivalant à 16,75 $ de l’heure.

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