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Les 10 % plus riches produisent 52 % des émissions de CO2

Agence QMI

Les 10 % des plus riches de la planète, soit environ 630 millions de personnes, sont à la base de plus de la moitié (52 %) des émissions cumulées de CO2 au niveau mondial.

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Les chiffres publiés par l’organisme Oxfam et le Stockholm Environment Institute illustrent aussi qu’à l’inverse, les 50 % les plus pauvres, soit environ 3,1 milliards de personnes, n’étaient responsables que de 7 % des émissions cumulées.

Le rapport, rendu public lundi, met en corrélation directe la richesse et la production de gaz à effet de serre (GES), et donc, l’impact sur le réchauffement de la Terre.

Cette réalité devient encore plus frappante si l’on considère les émissions des 1 % les plus riches, à l’origine de 15 % des émissions cumulées à eux seuls. Cela veut dire que le 1 % le plus riche produit plus du double des émissions que la moitié la plus pauvre de la planète.

«Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté», est-il écrit dans le rapport, intitulé «Combattre les inégalités des émissions de CO2».

«Les deux groupes qui souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique: les personnes pauvres et marginalisées déjà confrontées aux impacts du changement climatique et les générations futures qui héritent d’un budget carbone épuisé et d’un monde frappé de plein fouet par le dérèglement climatique», est-il également rapporté.

Oxfam estime que la pandémie de COVID-19 a «montré que les gouvernements pouvaient prendre des mesures radicales face à une menace imminente et que les changements autrefois inimaginables dans les modes de vie des riches du monde entier pouvaient être adoptés pour le bien de tous et de toutes».

Les études scientifiques publiées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que si les gouvernements ne prennent pas d’actions radicales pour réduire les émissions de GES, le réchauffement climatique pourrait accélérer les migrations mondiales et faire plus de 200 millions de réfugiés à travers le monde.

Le Canada s’est engagé dans l’Accord de Paris à réduire ses émissions de GES de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030, et de 80 % d’ici 2050.

Selon le site Climate Action Tracker, qui surveille les promesses et les actions de nombreux gouvernements à travers le monde, le Canada serait en voie d’échouer, même avec des mesures additionnelles.