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Un Québec carboneutre d’ici 2050?

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Les jeunes caquistes, réunis ce weekend en congrès virtuel, ont demandé au gouvernement de s’engager à faire du Québec une province carboneutre d’ici 2050, un défi « ambitieux », considère le premier ministre François Legault. 

« Avant de faire des promesses, je veux être certain que c'est possible d'y arriver. [...] Je ne dis pas non », a rétorqué le chef caquiste qui, depuis son domicile, a échangé avec ses jeunes militants par vidéoconférence. 

Le président de Commission de la Relève de la Coalition Avenir Québec, Keven Brasseur, a souligné que plusieurs états comme la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni se sont déjà engagés à atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. 

« La relance économique, c’est une chance de mettre les bouchées doubles pour atteindre nos cibles de réduction de gaz à effet de serre et d’éviter de léguer une dette écologique au Québec de demain », a soutenu M. Brasseur. 

Les jeunes caquistes aimeraient que le gouvernement Legault entreprenne les démarches nécessaires pour atteindre cette cible avant la 26e conférence annuelle de l'ONU sur le climat (COP26), qui devait avoir lieu du 9 au 20 novembre 2020, mais qui a été reportée à 2021 en raison de la pandémie. 

Comme les libéraux   

Les jeunes caquistes rejoignent ainsi les libéraux, qui en marge de la visite de Greta Thunberg à Montréal, il y a un an, s’étaient engagés à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. 

Le premier ministre Justin Trudeau en avait fait une promesse formelle, tout comme Dominique Anglade, qui faisait alors campagne pour la direction du Parti libéral du Québec (PLQ). 

En février dernier, soit trois mois avant son couronnement à la chefferie du PLQ, Mme Anglade avait annoncé que cet engagement ferait l’objet du premier projet de loi déposé par son gouvernement, advenant qu’elle remporte le pouvoir aux prochaines élections.