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Zone orange: inquiétude des tenanciers et des restaurateurs

TVA Nouvelles

Montréal est officiellement passée dans la zone orange dimanche et cela soulève énormément d'inquiétudes dans le milieu des bars et des restaurants.

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Les régions de Montréal, Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale ont basculé au niveau d’alerte orange en raison de la hausse de cas de COVID-19. 

Cela implique donc que les bars et restaurants de ces régions devront désormais cesser de vendre de l'alcool à 23h et fermer leurs portes à minuit. Une mesure qui pourrait signifier la fin pour de nombreux établissements qui avaient déjà été lourdement affectés par le premier confinement.

La Corporation des propriétaires de bars et tavernes du Québec affirme que les bars ne font actuellement que 30 à 35% de leurs chiffres d’affaires. Une fermeture à 22h leur ferait mal. 

«C’est un pas de plus vers des fermetures permanentes. Si on baisse encore nos heures d’opération, il y a beaucoup de propriétaires qui ne font pas passer à travers, c’est évident», explique Renaud Poulin de la Corporation des propriétaires de bars et tavernes.

Une autre mesure associée au palier orange est aussi de réduire les rassemblements de 10 à 6 personnes. 

Un restaurateur du Vieux-Montréal demande une compensation au gouvernement. «La maladie ne vient pas de chez nous, laissez-nous tranquille et si vous croyez que notre profession est le mal de toute la maladie, fermez-nous et payez-nous pour qu’on ne fasse pas faillite», lance Éric Luksenberg.

L'homme d'affaires Peter Sergakis a reçu de nombreux appels de tenanciers et d'employés qui s'inquiètent. «La clientèle aussi à besoin d'une place où aller», dit-il.

Il dit que si le gouvernement décide de couper des heures d'ouverture, il va tout simplement fermer ses établissements. «On ne peut pas opérer deux-trois heures», insiste-t-il.

Le changement de palier pourrait aussi avoir des conséquences pour les salles de cinéma. L’entrepreneur Vincent Guzzo croit que les mesures sanitaires sont déjà assez strictes.  

«À travers le monde, il n’y a eu aucune éclosion qui est rapportée dans des salles de cinéma. Moi je ne m’attends pas à de gros changements dans la façon qu’on opère déjà les cinémas présentement», dit-il.

Du côté des clients, on assure être prêts à suivre les règles mises en place par la santé publique.