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Zones orange: une «très mauvaise nouvelle» et un «coup de masse»

TVA Nouvelles

Le passage des régions de Montréal, Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale dans la zone d’alerte orange marque une nouvelle étape dans la progression de la pandémie de COVID-19 au Québec.

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«Pour la Capitale-Nationale, c’est une très mauvaise nouvelle parce que c’est une situation qui ne s’est pas améliorée depuis un bon moment», indique la pharmacienne Diane Lamarre.

Pour la métropole et la région de Chaudière-Appalaches, il s’agit d’un coup plutôt dur.

«C’est vraiment un coup de masse je vous dirais, parce qu’il y a une semaine, ces deux régions, elles étaient encore dans la zone verte. Et là visiblement on ne contrôle pas l’évolution des cas», avance Mme Lamarre.

En point de presse dimanche, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a dévoilé les mesures liées à la zone orange. Ainsi, les rassemblements privés seront d’un maximum de six personnes ou deux familles. 

Dans les bars, on ne pourra plus vendre d’alcool après 23h et la fermeture doit avoir lieu à minuit. Il y aura un maximum de 6 personnes par table.

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Dans les restaurants, on ne pourra également pas y avoir plus de 6 personnes par table. Comme pour les bars, la fin de la vente d’alcool sera à 23h et la fermeture à minuit. 

Dans les zones orange, les déplacements interrégionaux sont non recommandés. Le ministre a demandé aux gens dans les zones orange d’éviter de se rassembler. «Je vous demande de faire un effort particulier dans les prochaines semaine», a-t-il imploré. 

Pour les CHSLD, les visites à des fins humanitaires et les visites des proches aidants sont permises. Dans les résidences pour aînés, un maximum de 6 personnes peuvent être présentes dans une unité locative.

Mais les nouvelles mesures seront-elles suffisamment efficaces pour freiner le coronavirus dans son élan?

«Ça reste encore très sur-mesure, je vous dirais. Même si on trouve que chaque mesure qui nous est demandée est importante [...] ça ne semble pas être suffisant pour renverser les tendances», analyse Diane Lamarre.

Outre l’implantation de ces nouvelles mesures coercitives, l’experte y voit un problème dans la capacité pour la santé publique de faire des enquêtes.

«Quand on a des regroupements de 250 personnes sur lesquelles il faut enquêter, on se rend compte que, rapidement, on sature la capacité de la santé publique d’aller rejoindre les gens, de les sensibiliser au fait qu’ils sont probablement porteurs et donc d’arrêter la contagiosité», explique la pharmacienne.

Néanmoins, selon Diane Lamarre, renverser la tendance demeure possible, mais des changements devront être faits. 

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