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Construction immobilière : le secteur non résidentiel durement touché au Québec

Agence QMI

Quebec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Le Québec s’est distingué avec une forte hausse des investissements dans la construction résidentielle en juillet, mais aussi par une baisse significative dans le secteur non résidentiel.

Statistique Canada a affirmé dans un rapport publié lundi que les investissements dans le résidentiel au Québec ont bondi 5,6 % par rapport à juin pour atteindre 2 milliards $ en juillet. Cette augmentation est plus importante qu’en Ontario (4,5%), en Colombie-Britannique (3,5 %) et en Alberta (3,6 %). La hausse moyenne au pays est de 4,9 %.

À l’inverse, le Québec fait beaucoup moins bien que la moyenne dans le domaine non résidentiel. Les investissements en construction dans ce secteur ont reculé de 4,8 % en juillet au Québec par rapport au mois précédent. La sous-composante commerciale de ce secteur a été particulièrement touchée avec un repli de 7,8 % dans la province.

Au niveau canadien, huit des dix provinces ont connu une chute des investissements dans le non résidentiel pour une baisse moyenne de 3,7 % en juillet. Le Nouveau-Brunswick a enregistré le repli le plus significatif à – 8,3 %.

«D'autres baisses sont anticipées dans ce secteur, compte tenu de la sous-utilisation continue de nombreux immeubles de bureaux et centre commerciaux», a précisé Statistique Canada.

Au total, l'investissement total en construction de bâtiments a augmenté de 1,8 % en juillet par rapport à juin pour atteindre à 15,1 milliards $. Malgré la reprise des derniers mois, ce total demeure légèrement inférieur à ce qui existait en février dernier avant la crise de la COVID-19, a souligné Statistique Canada.

L’organisme fédéral définit l'investissement dans la construction comme la valeur des dépenses engagées pour construire des immeubles, à l'exclusion de la valeur des terres.