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Des maisons d'accueil de Rimouski gardent le cap malgré la tempête COVID-19

Agence QMI

Avec les restrictions imposées depuis 6 mois en raison de la pandémie de la Covid-19, les organismes communautaires ont réalisé de véritables prouesses pour maintenir leur offre de services.

C'est particulièrement le cas pour les organismes qui soutiennent et hébergent des personnes en difficultés.

Depuis le début de la crise, c'est à bout de bras et avec des moyens limités que les organismes accomplissent des petits miracles jour après jour pour apporter une aide indispensable.

À Rimouski, l'«Auberge du Coeur Le Transit» héberge les 17-30 ans vivant diverses difficultés.

Afin de respecter les mesures en vigueur, la directrice de l’organisme, Linda Lepage, a expliqué que la capacité d’accueil a été revue à la baisse, passant de 10 à 6 résidents maximum.

Les chambres pour deux personnes pourront donc accueillir un seul résident au lieu de deux.

La situation était similaire au «Répit du passant», qui héberge des personnes vivant l'itinérance.

La directrice Marguerite Pelletier a raconté que l’organisme a traversé un été difficile.

En raison du peu de places disponibles, il lui a souvent fallu refuser plusieurs sans-abris au cours d’une même journée.

Pour sa part, l'«Arrimage», qui héberge des adultes aux prises avec des problèmes de toxicomanie, possède des chambres pour deux personnes.

Cependant, son directeur, Michel Boucher a témoigné de tous les efforts déployés pour rendre les lieux sécuritaires. La clientèle y est accueillie tant à l’interne, en hébergement, qu’à l’externe, pour participer aux rencontres et aux thérapies.

À l’intérieur des locaux, le «Répit du passant» et l’«Arrimage» ont adopté un système de bulles comme en milieu scolaire, et les nouveaux venus devront se soumettre à une période de confinement.

Les trois organismes ont été grandement fragilisés depuis le début de la pandémie, et ne sont pas à l’abri des impacts d’une deuxième vague.

La suspension des activités populaires est représentative d’un manque de financement important.

L’«Auberge du Cœur Le Transit» s’est tournée vers d’autres sources de financement en passant entre autres par la sollicitation, mais cette option est loin de combler la totalité des pertes engendrées par la crise.

Au «Répit du passant», qui agit également à titre d’établissement de transition en réinsertion sociale, les revenus provenant des gouvernements fédéral et provincial sont pratiquement inexistants.

L’annulation des soupers-bénéfices et du bingo font mal à l’organisme.

De son côté, l’«Arrimage» s’est tourné vers l’aide d’urgence du CISSS du Bas-Saint-Laurent ainsi que le député péquiste de Rimouski, Harold LeBel.