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Des quartiers plus touchés que d'autres à Montréal

Béatrice Roy-Brunet | 24 Heures

Les quartiers situés dans le centre-ouest de Montréal sont plus touchés que le reste de la ville par la hausse de cas de COVID-19 des dernières semaines, et on observe aussi quelques foyers plus actifs dans certains coins de la métropole.

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Ce n'est pas l'entièreté des quartiers de Montréal dans lesquels on observe une hausse des cas, mais surtout dans le secteur du centre-ouest, notamment à Parc-Extension, Outremont et dans la ville de Mont-Royal. La portion du centre-ville aux alentours des stations de métro Atwater et Guy-Concordia est également touchée, tout comme la ville de Côte-Saint-Luc.

Les secteurs de Montréal-Nord, de Saint-Léonard et Saint-Michel comptent aussi plus de cas qu'ailleurs.

«C’est des quartiers pour lesquels on va mener des interventions plus ciblées pour rehausser nos efforts de dépistage puisque les taux de positivité sont plus élevés», a confirmé lundi en point de presse la directrice de la Santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

La courbe s’accélère 

L’accélération du nombre de cas a augmenté depuis vendredi dernier. Les 181 cas répertoriés sont passés à 219 dimanche alors qu’on observe le début d’une deuxième vague. «On voit clairement cette image de la courbe qui s’accélère, qu’on discutait au mois de mars dernier, on est en train de le vivre actuellement», a noté la Dre Drouin.

Plus de 50 % des cas sont issus de la tranche d’âge des 18 à 34 ans, qui développent souvent une forme moins sévère de la maladie.

On compte actuellement 53 éclosions actives à Montréal, dont 14 en milieu scolaire, 2 en service de garde, 28 en milieu de travail et 6 dans des milieux de soins. Un point de vigilance commence aussi à être observé par la Santé publique du côté des sports d’équipe et de contact en raison de quelques éclosions.

Pas de ruée vers le dépistage 

Même si Montréal est passée au palier orange dimanche, la Dre Drouin a rappelé qu’il n’est pas nécessaire de se ruer dans les cliniques de dépistage. Afin d’éviter un grand achalandage, il est préférable de se faire dépister en cas de symptômes, de contact avec un cas ou associé à une éclosion.

Elle a également réitéré que la collaboration aux enquêtes de la Santé publique est indispensable. «En fin de semaine, nous avons appelé plus de 512 personnes et seulement le tiers nous a répondu», a-t-elle donné en exemple.

Zone orange 

Rappelons que les mesures sanitaires ont été haussées d’un cran alors que les cas ont continué leur progression au point de faire basculer Montréal en mode «alerte», soit dans la zone orange du système d'alerte régionale.

Le nombre de personnes pouvant participer à un rassemblement privé dans une résidence est donc dorénavant de six personnes au maximum ou de deux familles réunies, a déclaré Québec dimanche.

À Montréal, les rassemblements privés étaient en grande partie responsables de l’augmentation des cas. «Les mesures populationnelles apportées par le gouvernement touchent spécifiquement cet enjeu», a souligné la Dre Drouin.

Les bars et les restaurants ne peuvent plus vendre d’alcool après 23 h, a aussi ordonné le gouvernement dimanche. Les établissements devront fermer à minuit et respecter un maximum de six personnes par table. Les déplacements entre les régions qui ne sont pas dans les mêmes zones du système d’alerte sont aussi à éviter, comme les couronnes nord et sud de Montréal.