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Le stress financier augmente au pays

Agence QMI

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Même si la santé financière des travailleurs canadiens se porte mieux que l’an dernier, notamment à cause de l’impact de la pandémie sur la tendance à l’épargne, un sondage effectué au pays a relevé une augmentation importante du nombre de gens qui vivent un stress financier.

Alors qu’en 2019 le nombre de personnes se disant «financièrement stressées» était de 35 %, ce nombre a atteint 43 % en 2020, selon l’étude annuelle de l’Association canadienne de la paie (ACP) rendue publique lundi. Cela représente une augmentation de 8 % en un an.

Les réponses reçues pointent aussi vers un écart grandissant entre les gens «à l’aise» et ceux qui se «débrouillent»: 22 % des travailleurs font partie de la première catégorie, et 65 % dans la seconde.

Mais l’étude de l’ACP a dévoilé l’effet paradoxal de la pandémie au sein de la population.

En effet, si les chiffrent montrent que les Canadiens ne sont pas nécessairement en moins bonne condition financière, principalement à cause de dépenses moins importantes, l’augmentation du stress financier pourrait s’expliquer par une vaste incertitude face aux perspectives économiques à moyen et long terme.

«Que ce soit par contrainte ou par peur, le fait de ne pas avoir à se rendre au travail, à s’acheter de quoi manger le midi ou à acquitter des frais de garderie a permis à 62 % des travailleurs canadiens d’épargner plus de 5 % de leur paie, alors qu’ils n’étaient que 59 % à le faire en 2019 », est-il écrit dans le rapport de l’ACP.

Cependant, pandémie oblige, le spectre d’une récession a un impact certain.

«Le pourcentage de travailleurs canadiens inquiets s’est accru de 28 % chez ceux qui sont financièrement à l’aise ou se débrouillent, grimpant à 63 % chez les premiers et à 73 % chez les seconds. Ce même pourcentage est passé de 47 à 66 % chez les travailleurs financièrement stressés.»

Cette incertitude quasi généralisée transforme aussi les perspectives de retraite chez les gens financièrement stressés: 52 % d’entre eux ont dit s’interroger sur leur capacité de prendre leur retraite, contre 45 % l’an dernier, une augmentation de 7 %.