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Lettre empoisonnée à Trump: une femme de 53 ans accusée

Maxime Deland | Agence QMI

Une résidente de Saint-Hubert de 53 ans sera accusée mardi, à Buffalo, d’avoir envoyé une lettre empoisonnée à la ricine au président américain, Donald Trump.

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Pascale Ferrier a été arrêtée au cours de la journée de dimanche, au poste frontalier de Peace Bridge - qui relie Fort Erie en Ontario et Buffalo aux États-Unis - alors qu’elle tentait de se rendre par voie terrestre en sol américain avec une arme à feu dans son véhicule.

La quinquagénaire doit comparaître en cour mardi, à Buffalo, sous diverses accusations criminelles.

C’est à la demande du FBI que les policiers de la GRC se sont présentés au domicile de Pascale Ferrier, lundi avant-midi, dans un immeuble à condos du boulevard Vauquelin, dans le secteur de Saint-Hubert.

La délicate opération policière était toujours en cours en fin d’avant-midi au domicile de la suspecte.

Les autorités soupçonnent Ferrier d’avoir concocté la lettre empoisonnée depuis son unité de condo. En plus de celle envoyée au président Trump, Pascale Ferrier aurait envoyé cinq autres lettres contenant de la ricine à des agences fédérales américaines situées dans l’État du Texas.

La ricine est le poison le plus violent du règne végétal, 6000 fois plus puissant que le cyanure.

Si ce produit hautement toxique est ingéré, inhalé ou injecté, il peut s’avérer mortel.

La perquisition chez Pascale Ferrier, qui demeurait sur le boulevard Vauquelin depuis seulement quelques mois, était menée par l’équipe de la GRC spécialisée en produits chimiques, bactériologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs.

«Dans ce genre de situation, on prend toutes les précautions nécessaires», a indiqué le caporal Charles Poirier, porte-parole de la GRC.

«C’est vraiment stressant comme situation. Une aussi grosse histoire qui aurait débuté ici, juste à côté de chez nous, c’est quand même incroyable et très inquiétant», a dit Thierry Lefrançois, qui demeure dans l’immeuble voisin de celui qui est ciblé par les autorités.

Tous les autres résidents de l’immeuble où demeure Pascale Ferrier à qui l’Agence QMI a parlés ont dit ne pas la connaître.