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Un cas de COVID-19 au Bingo de la Capitale

Jérémy Bernier | Journal de Québec

Photo Jérémy Bernier

Le Bingo de la Capitale, dans Vanier, a fait savoir dimanche que l’établissement fermait temporairement ses portes en raison d’un employé ayant contracté la COVID-19 au courant des derniers jours. 

«Depuis notre ouverture le 3 juillet, Le Bingo de la Capitale s'est assuré de mettre en place des mesures sanitaires strictes afin de vous protéger et aussi de protéger le personnel de la COVID. Nous avons même été [félicités] par la Santé publique pour nos mesures», a affirmé la directrice du Bingo, Nancy Morin, sur les réseaux sociaux. 

«Mais malgré toutes ces mesures [mises] en place, nous venons d'apprendre aujourd'hui qu'un employé a reçu un résultat positif à la COVID-19», a-t-elle déploré. 

L’employé en question aurait été retiré de ses fonctions dès l’apparition des premiers symptômes «qui s’apparentaient à un léger rhume», mercredi midi, d’après la direction de l’établissement. 

Désinfection

Même si l’organisation à but non lucratif (OBNL) n’a reçu aucune instruction de la part de la Santé publique jusqu’à présent, elle a tout de même pris la décision de fermer ses locaux par mesure préventive. 

«Comme on a une clientèle majoritairement âgée, je ne voulais pas prendre de chance. On va rester fermé pendant deux ou trois jours, minimum», explique Mme Morin, dans une entrevue accordée au Journal

Ce délai devrait permettre au Bingo de la Capitale de procéder à une désinfection complète de l’établissement et de recevoir les résultats du dépistage demandé à tous ses employés.   

D’ailleurs, la directrice ne sait toujours pas comment l’employé infecté aurait pu contracter le nouveau coronavirus. 

«Ça reste un mystère. On a plein de mesures de protection individuelle et ce n’est pas quelqu’un qui est du genre à se rendre dans les bars. Donc, à ce que je sache, le risque de transmission est faible», croit-elle. 

Impacts

En pleine pandémie, alors qu’elle a dû retirer 175 places dans ses locaux et que l’achalandage est beaucoup moins élevé que d'habitude, cette fermeture pourrait avoir des impacts importants sur l’OBNL. 

«Les revenus ne sont plus là, alors qu’il y a des organismes qui dépendent de nous, et on n’est pas à l’abri d’une baisse supplémentaire de la clientèle qui aurait peur de contracter le virus. Et bien sûr, les frais de la bâtisse continuent de courir», souligne Mme Morin.