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Un homme de 44 ans accusé de délit de fuite mortel

Amélie St-Yves | TVA Nouvelles

Le suspect d'un délit de fuite mortel a parcouru plus de 80 kilomètres au volant de son véhicule accidenté, avant d'être épinglé par la police.

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L'homme de 44 ans fait maintenant face à la justice pour le décès du travailleur d'un chantier de construction de l'autoroute 20, à Sainte-Eulalie, au Centre-du-Québec.

Éric De Champlain-Blais, de Longueuil, a notamment été accusé de délit de fuite causant la mort, par téléphone, lundi.

Il se serait enfui de la scène de collision après avoir happé l'homme dans la cinquantaine. Ce travailleur s'affairait à installer des blocs de béton pour condamner une voie en vue de travaux qui devaient s'amorcer lundi.

Il a été transporté à l'hôpital où il a succombé à ses blessures.

Le suspect a été intercepté à Saint-Appolinaire, dans Chaudière-Appalaches, lundi matin.

Ce triste accident nous rappelle que les chantiers de construction routiers sont des milieux à haut risque.

« Il y a des conducteurs qui ne nous voient pas quand on leur dit d'arrêter. C'est risqué. Le monde est impatient », a commenté le signaleur Richard Normand.

Les insultes et menaces font partie du quotidien des travailleurs des chantiers routiers.

«Le monde ne comprend pas qu'en arrière d'un cône orange ou du drapeau d'un signaleur, il y a un humain et qu'il y a une famille qui nous attend à la maison. Notre famille ne veut pas nous revoir dans un cercueil», a déclaré Jean-François Dionne, président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec.

La compagnie Signalétik, pour laquelle la victime travaillait, n'a émis aucun commentaire.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a demandé à Signalétik de cesser l'installation de glissière en béton lorsqu'il y a circulation à proximité, et de fournir un plan de travail sécuritaire avant de reprendre les travaux.