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COVID et lieux de culte: la communauté musulmane déçue

Agence QMI

L’imam Hassan Guillet

Photo d'archives, AFP

L’imam Hassan Guillet

Après la communauté catholique, ce sont les représentants musulmans qui dénoncent la décision de Québec concernant l’accès restreint aux lieux de culte. Selon les régions, seuls les groupes de 25 à 50 personnes sont désormais autorisés

«Nous sommes déçus et surpris par cette annonce, alors que tout au long de la pandémie, nous avons collaboré avec les autorités publiques», a déclaré l’imam Hassan Guillet, représentant de la communauté musulmane au Québec. 

Lors d'un point de presse lundi, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a demandé au gouvernement québécois de revoir la classification des lieux de culte. Ils sont pour l’instant situés au même niveau que les bars et les lieux qui vendent de l’alcool. 

Alors que les salles de spectacle, théâtres et cinémas peuvent encore accueillir 250 personnes, les représentants religieux souhaiteraient être dans la même catégorie. «On ne veut pas de traitement de faveur, on veut juste ne pas être placé dans le même panier que les bars», a expliqué M. Guillet. 

Dans une lettre ouverte, le directeur de la Fondation du Grand Séminaire de Montréal, Sébastien Froidevaux, demande aux autorités de faire confiance aux diocèses, «qui respectent scrupuleusement les mesures sanitaires dictées par la Santé publique». 

Jusqu’à présent, aucune contamination n’a été enregistrée lors de rassemblements religieux. «Il n’y a pas eu d’éclosion signalée dans les lieux de culte catholiques à Montréal ni d’éclosion dans les autres lieux de culte des autres confessions», a affirmé dans une lettre la docteure Mylène Drouin, directrice de la santé publique de Montréal. 

«Cette nouvelle exigence répond à une décision politique, pas aux faits», a déploré Hassan Guillet.