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D’autres pénuries alimentaires à prévoir

TVA Nouvelles

Plusieurs ont encore en mémoire les pénuries de produits d'épicerie vécues en début de pandémie. Avec les habitudes et comportements des consommateurs qui ont depuis changé, des pénuries alimentaires sont de nouveau à prévoir avec l’arrivée de la deuxième vague.

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En mars, les consommateurs s'arrachaient le papier de toilette et il fallait être chanceux pour trouver de la farine ou de la levure. Cette fois, d’autres produits commencent déjà à se faire rares en raison de la pression sur les chaînes d'approvisionnement. 

En épicerie, le producteur de papier essuie-tout Kruger s’attend à des ruptures de d’inventaires au cours de l'automne. Il faut savoir que certains papiers essuie-tout fabriqués de papier recyclé proviennent de tours à bureaux du centre-ville de Montréal. Comme ces tours sont vides en raison du télétravail, les employés à la maison utilisent plus d'essuie-tout, ce qui risque de causer un épuisement des stocks.

Quant aux buveurs de boissons gazeuses, ils ont peut-être remarqué que certains produits ne sont plus disponibles. Les boissons en fontaines étant moins populaires dans les restaurants, la production en usine a dû s’adapter. 

Les spéciaux en circulaire connaissent aussi des ruptures de stocks rapides. Le professeur spécialisé en industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois apporte son explication.

«Il y a des produits qui sont offerts à rabais, mais il y a une quantité limitée de produits. Je ne pense pas que les détaillants essaient de tromper les gens. Par contre, c'est sûr que c'est une stratégie qu'on utilise pour justement attirer une clientèle qui, probablement, boude les magasins un petit peu plus ces temps-ci, en raison de la COVID», dit-il.

S’il est difficile de dénicher des bonnes affaires à l'épicerie, les grandes bannières font beaucoup d'argent. Leurs revenus ont bondi par rapport à l'an dernier pour connaître une augmentation de l’ordre de 7% à 10%.

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