/news/currentevents

L’empoisonneuse alléguée pourrait finir sa vie en prison

Maxime Deland et Anne-Sophie Poiré

La femme de Longueuil arrêtée dimanche en lien avec une lettre empoisonnée à la ricine envoyée au président américain, Donald Trump, pourrait passer le reste de ses jours en prison si elle est reconnue coupable aux États-Unis.

• À lire aussi: Lettre empoisonnée à Trump: une femme de 53 ans accusée

• À lire aussi: Enveloppe dangereuse à Trump : opération policière à Saint-Hubert

Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.

Photo tirée de Facebook

Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.

Le domicile de Pascale Ferrier, 53 ans, a été perquisitionné par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), hier, à la demande du Federal Bureau of Investigation (FBI). 

Les autorités soupçonnent la femme d’origine française d’avoir concocté la missive empoisonnée depuis son condo du boulevard Vauquelin, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, qu’elle habitait depuis quelques mois. 

Donald Trump

Capture d'écran, CNN

Celle qui a obtenu la citoyenneté canadienne en 2015 a été arrêtée en tentant de traverser la frontière américaine par voie terrestre depuis l’Ontario avec une arme à feu à bord de son véhicule.

Elle devrait comparaître aujourd’hui à 16 h devant la cour du Western District New York, à Buffalo, dans l’État de New York.

« D’après moi, elle sera à l’ombre pour un méchant bout », fait valoir Paul Laurier, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et PDG du Groupe Vigiteck.    

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Paul Laurier au micro de Geneviève Pettersen:    

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Selon l’expert, la suspecte pourrait être accusée de tentative de meurtre, d’acte terroriste ou de menace envers les fonctionnaires du gouvernement aux États-Unis, puis d’acte terroriste au Canada, ce qui pourrait en faire une prisonnière à vie.

Un compte Twitter à son nom et avec son année de naissance a récemment utilisé le mot-clic « killtrump » (tuer Trump) à plus d’une reprise.    

  • ÉCOUTEZ La rencontre Dutrizac-Dumont sur QUB radio:   

Déportation

L’arrestation de Ferrier dimanche est survenue près d’un an après qu’elle a été déportée des États-Unis vers le Canada, car son visa de six mois était échu. Elle avait passé deux mois derrière les barreaux. 

Photo Agence QMI, Maxime Deland

En mars 2019, elle avait été arrêtée par la police de Mission, au Texas, pour « possession d’une arme illégale, résistance à son arrestation et port d’un faux permis de conduire », a confirmé au Journal le détective Art Floris, porte-parole de la police de Mission.

En plus de la lettre destinée au président Trump, elle en aurait envoyé cinq autres contenant aussi de la ricine à des agences fédérales américaines de l’État du Texas.

Photo Agence QMI, Maxime Deland

L’une d’entre elles aurait été expédiée au service de police de Mission. 

« Au Texas, la peine de mort est toujours en vigueur, rappelle M. Laurier. Si elle est accusée de tentative de meurtre ou d’acte terroriste, ça n’aidera pas à sa cause. »

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Malgré sa détention, sa fille, a écrit sur Facebook que la famille ne s’était « jamais douté [sic] de quelque chose ».

– Avec Roxane Trudel

La ricine en bref   

C’est le poison naturel le plus violent du règne végétal, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Si ce produit est ingéré, inhalé ou injecté, il peut s’avérer mortel. Lorsqu’ingérée, la ricine entraîne des symptômes gastro-intestinaux comme des vomissements, de la diarrhée, des douleurs pouvant évoluer vers des saignements du système digestif. Il n’existe aucun antidote pour renverser ses effets.

Source : Pierre-André Dubé, pharmacien toxicologue à l’Institut national de santé publique du Québec

Dans la même catégorie