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Un présumé tueur a tenté de mener les policiers en bateau

Michael Nguyen | Journal de Montréal

Simon Brind’Amour, aujourd’hui âgé de 38 ans, aurait jeté la dépouille de sa conjointe, Josiane Arguin, dans ce conteneur du boulevard Crémazie à Montréal, en septembre 2018, après l’avoir tuée avec une queue de billard trouvée au sol.

Photo courtoisie

Simon Brind’Amour, aujourd’hui âgé de 38 ans, aurait jeté la dépouille de sa conjointe, Josiane Arguin, dans ce conteneur du boulevard Crémazie à Montréal, en septembre 2018, après l’avoir tuée avec une queue de billard trouvée au sol.

Un Montréalais accusé d’avoir tué sa conjointe puis de l’avoir jetée aux ordures aurait mené les policiers sur de fausses pistes, allant même jusqu’à faire croire qu’elle avait été vue dans une maison de crack.

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Josiane Arguin.
Décédée

Photo tirée de Facebook

Josiane Arguin. Décédée

« Il m’a dit avoir trouvé deux filles qui disaient avoir vu [la victime] il y a deux semaines, puis qu’une dame l’aurait vue à Repentigny. Il a ensuite dit qu’une femme l’avait vue en train d’attendre un vendeur de drogue dans une maison de crack », a témoigné l’enquêteuse Karine Simard, lundi, lors du procès de Simon Brind’Amour au palais de justice de Montréal.

L’homme de 38 ans est accusé du meurtre au deuxième degré de sa conjointe, Josiane Arguin, survenu le 1er septembre 2018. 

Procès Simon Brind'Amour

Photo courtoisie

Il l’aurait tuée à coup de queue de billard. Puis après avoir conservé pendant quelques jours le corps dans son garage, il se serait débarrassé de la dépouille en la jetant dans un conteneur.

Le cadavre n’a jamais été retrouvé.

Fouilles bidon 

Selon la théorie de la Couronne, à la suite du meurtre allégué, Brind’Amour a feint que Mme Arguin avait quitté le domicile en raison d’une dispute. 

« Jo est pas avec moi pour l’instant, elle a pris un coup en finissant l’autre soir et elle m’a pété une coche incohérente à rien n’y comprendre et est partie avec de l’argent », avait-il dit au père de la victime.

Procès Simon Brind'Amour

Photo courtoisie

Puis aux policiers, il a affirmé que sa conjointe était une droguée, qui était partie « sur une dérape ».

« Il dit qu’elle cachait beaucoup de choses, et qu’il ne serait pas surpris qu’elle mène une double vie », a expliqué l’enquêteuse.

Les propos qu’aurait tenus Brind’Amour aux policiers étaient si immondes que la juge a même dû intervenir en rappelant aux jurés que de les avoir entendus ne signifiait pas qu’ils étaient vrais.

« C’était sa version, il n’y avait rien de validé », a renchéri l’enquêteuse.

Des aveux 

Pendant des semaines, Brind’Amour aurait ainsi joué le jeu de la victime, qui faisait tout pour retrouver sa conjointe disparue. Il a finalement craqué en faisant des aveux à son ex-conjointe. 

Peu après, il a été arrêté par la police et il aurait tout confessé à la suite d’un interrogatoire de sept heures. Et même s’il avait nettoyé le logement, des traces de sang ont été découvertes deux mois plus tard, a témoigné une biologiste judiciaire, lundi. 

Le procès, présidé par la juge Hélène Di Salvo, est prévu pour durer plusieurs semaines. Simon Brind’Amour est représenté par les avocats Maxime Raymond et David Robert Temim.