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La DPJ doit regagner la confiance de la population

TVA Nouvelles

Tandis que les signalements sont déjà en hausse de 12 % par rapport à l’an dernier, le psychologue Paul Langevin s’attend qu’il y ait une autre augmentation des signalements à cause de la pandémie.

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«Quand tout a été fermé, on n’avait plus accès aux enfants. Moi, ce m’inquiète là-dedans, c’est plutôt comment ça se fait que la population en général, les parents, ne demande pas d’aide à la DPJ», se questionne M. Langevin.

Une situation qui est due à un manque de confiance des gens envers la DPJ, croit-il.

«La DPJ va devoir regagner la confiance de la population parce qu’au cours des dernières années, ce qu’on a vu avec [le cas de] Granby, on a vu que la DPJ était [lente] à intervenir et souvent ne donnait pas d’aide», indique Paul Langevin.

Or, regagner la confiance de la population ne sera pas une tâche, avance celui qui a travaillé avec la DPJ pendant une dizaine d’années.

«On voit le même problème. Dans le fameux document d’aujourd’hui, il y a eu 11 000 signalements pour abus physique. Ils en ont retenu seulement 25%», dit M. Langevin.

Voilà une interrogation qui tracasse le psychologue. Qu’advient-il du 75% restant, se questionne-t-il.

La situation est similaire au niveau des signalements pour mauvais traitement psychologique. Parmi les 7300 signalements reçus, à peine 16% ont été retenus, déplore-t-il.

«Ils ont un long chemin à faire pour regagner la confiance de la population. En ce moment, ce qu’on reçoit dans nos bureaux privés, ce n’est que des doléances et des plaintes sur la DPJ», lance Paul Langevin.

Les conséquences de la pandémie, comme les divorces des parents, nécessiteront des offres d’aides supplémentaires pour les jeunes, croit M. Langevin.

«C’est en hausse partout! Je pense que le gouvernement va devoir se pencher [sur le fait de] donner des services, oui avec la DPJ, mais de donner des services à la population autre qu’avec la DPJ», dit-il.

L’idée d’offrir des services psychologiques au sein des CISSS, qui a fait l’objet de discussions par le passé, est une voie à explorer, selon l’expert. 

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