/news/world

Les républicains épinglent les affaires «gênantes» du fils de Joe Biden

Agence France-Presse

Malgré des avertissements répétés sur les affaires «gênantes» de son fils en Ukraine et en Chine lorsqu'il était vice-président, Joe Biden n'avait pas réagi, selon un rapport de sénateurs républicains publié mercredi, qui n'a pas mis en évidence de tentative d'influencer la politique américaine ou d'aider Hunter Biden.

• À lire aussi: Donald Trump ne retiendra pas ses coups contre Joe Biden

• À lire aussi: Washington sanctionne un «agent» russe qui voulait «discréditer» Biden

À six semaines de l'élection présidentielle du 3 novembre, les républicains reviennent sur l'affaire ukrainienne qui avait valu à Donald Trump une procédure historique de destitution.

Les démocrates avaient accusé le président républicain d'avoir abusé de ses fonctions présidentielles en faisant pression sur l'Ukraine afin que Kiev enquête sur Joe Biden et les activités commerciales de son fils.

Le milliardaire avait été acquitté.

Dans le rapport d'enquête parlementaire, des sénateurs républicains soulignent que Joe Biden n'avait rien fait, lorsqu'il était le vice-président de Barack Obama, pour empêcher son fils de jouer de son nom pour mener des activités en Chine et en Ukraine qui semblaient destinées à permettre à des sociétés étrangères de nouer des liens aux États-Unis.

Mais ils reconnaissent n'avoir pas démontré que le démocrate, alors vice-président, avait influencé la politique étrangère américaine ou agi pour aider son fils Hunter Biden, 50 ans.

«Les nouvelles révélations explosives de l'enquête du Sénat (...) relèvent d'un niveau incroyable de corruption et d'atteintes époustouflantes à la sécurité nationale», a réagi le directeur de communication de l'équipe de campagne Trump, Tim Murtaugh.

Ses pages révèlent «que Joe Biden a tout simplement menti lorsqu'il a dit qu'il n'avait jamais parlé à Hunter de ses affaires commerciales à l'étranger», poursuit-il.

Le rapport épluche les liens commerciaux de Hunter Biden avec le groupe gazier ukrainien Burisma, qui l'avait invité à siéger à son conseil d'administration pour 50.000 dollars par mois, et le fonds d'investissement chinois Bohai Capital entre 2013 et 2016.

Le rapport estime que les relations de Hunter Biden avec Burisma étaient «gênantes» pour le gouvernement américain et avait «entravé» l'application de mesures anticorruption en Ukraine.

Le vice-président américain Joe Biden appuyait à l'époque des réformes en Ukraine et avait exigé le limogeage du procureur général Viktor Chokine, en évoquant ses piètres résultats contre la corruption.

Pour Donald Trump et ses soutiens, Joe Biden avait demandé ce limogeage afin de protéger son fils. Son départ était pourtant également demandé par l'Union européenne et le FMI.

Dans la même catégorie