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À quand le retour des primes pour les travailleurs du commerce de détail et de la production alimentaire?

Agence QMI

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Les travailleurs «jugés essentiels» qui sont à risque dans le cadre de la pandémie devraient à nouveau recevoir des primes maintenant que la deuxième vague de la COVID-19 est commencée.

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C’est ce que croit la Fédération du commerce (FC-CSN), qui souhaite que les employeurs de l’industrie du commerce de détail et de la production alimentaire recommencent à verser des primes comme ils l’ont fait au plus fort de la crise sanitaire.

«La situation est la même: nos membres, jugés essentiels, mettent leur santé en danger pour répondre à la demande, pour servir et nourrir les Québécoises et les Québécois. Ils méritaient amplement leurs primes ce printemps et ils les méritent à nouveau aujourd'hui», a dit jeudi David Bergeron-Cyr, président de la FC-CSN, par communiqué.

«On sait que les grandes bannières alimentaires ont vu leurs profits augmenter de près de 10 % par rapport à l'an dernier, a poursuivi M. Bergeron-Cyr. Les producteurs et les usines de transformation de la viande, notamment, ont aussi bénéficié de la crise. Ils ne peuvent prétendre ne pas être en mesure de verser ces primes. Rien ne justifie un tel refus.»

La FC-CSN souhaite de plus que les inspecteurs de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) multiplient les visites dans les entreprises pour corriger le tir au besoin et que les travailleurs soient protégés adéquatement au cours des prochains mois.

«Même si la situation s'est nettement améliorée, il faut que chaque employeur fournisse du matériel de qualité en quantité suffisante à tout le monde. Aucun relâchement ne doit être permis», a dit M. Bergeron-Cyr.