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CHSLD : «des gens sont morts parce qu’on les a abandonnés»

TVA Nouvelles

S’il trouve que certains «morceaux méritent d’être ajoutés» au rapport de la Protectrice du citoyen sur la crise de la COVID-19 dans les CHSLD, le président du Conseil des malades, Paul Brunet, croit que «le fond est bon». 

En entrevue à l’émission Mario Dumont, M. Brunet énumérait les éléments qui, selon lui, manquaient au rapport publié jeudi par la Protectrice du citoyen. 

«Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est qu’on va essayer de resserrer les liens de subordination et d’autorité entre le ministère et ces établissements-là, qu’ils soient publics ou privés. Je pense que celui qui a écrit le rapport a mis le doigt sur des choses extrêmement importantes», affirme-t-il. 

Transfert de personnel   

M. Brunet s’inquiète que le rapport ne fasse pas mention du transfert de personnel entre les établissements. 

«L’autre affaire que je ne comprends pas, c’est qu’on ne parle pas de transfert de personnel. Même M. Dubé en a parlé le 18 août. Il faut désormais interdire, que ce soit dans le privé ou dans le public, que les employés transfèrent, comme c’est encore le cas à certains égards», mentionne le président du Conseil des malades. 

Proches aidants   

Paul Brunet se demande également ce qui adviendra des proches aidants dans le cas d’une deuxième vague de la COVID-19. 

«Ce serait bien que celui qui rapporte dise on va les garder parce qu’il y a beaucoup de monde qui est mort dans ces CHSLD-là, privés ou publics, parce qu’on les a abandonnés parce qu’il n’y avait pas personne au mois de mars et d’avril pour les aider», rappelle-t-il. 

Écoutez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.