/news/coronavirus

Dépôt d’un projet de loi de transition de la PCU

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le fédéral a déposé jeudi son projet pour créer de nouvelles «prestations de relance économique» fournissant 500 $ par semaine aux travailleurs privés de revenus d’emploi en raison de la COVID-19, comme la PCU qui prend bientôt fin.

• À lire aussi: Le gouvernement Trudeau promet encore d'imposantes dépenses

• À lire aussi: Discours du Trône: Singh veut un maintien des 2000$ de soutien

«Nous sommes dans la deuxième vague, alors on a décidé de laisser le montant au même niveau [...] pour la continuité et pour aider les travailleurs le plus que possible», a dit la ministre de l’Emploi, Carla Qualtrough.

N’empêche, les libéraux de Justin Trudeau ont majoré de 100 $ par semaine l’une des formes d’aide qu’ils avaient déjà présentées en août, acquiesçant ainsi à l’une des exigences du Nouveau Parti démocratique (NPD) pour offrir son soutien au gouvernement dans le vote de confiance à venir.

«Leur proposition était de couper les 2000 $ par mois jusqu’à 1600 $. On a réussi à arrêter cela et c’est une grande réussite pour les gens», a claironné le chef du NPD Jagmeet Singh. Il ne s’est toutefois toujours pas dit prêt à permettre au gouvernement libéral minoritaire de tenir bon.

Des prestations en trois variantes

Le projet de loi C-2 prévoit une prestation de 500 $ pendant un maximum de 26 semaines par ménage où un proche aidant s’occupe d’une personne malade. Un autre type de prestation, qui devait initialement être de 400 $ par semaine, offre 500 $ à ceux dont les revenus d’emploi sont amputés en raison de la COVID-19, mais qui ne sont pas éligibles à l’assurance-emploi, comme les travailleurs indépendants.

Finalement, un troisième volet vise à allonger le même montant hebdomadaire pendant un maximum de deux semaines aux travailleurs qui doivent s’isoler en raison de la COVID-19, mais dont l’employeur n’offre pas de congés maladie payés.

Les libéraux souhaitent une adoption rapide de la pièce législative puisque l’objectif est de lancer les «prestations de relance économique» dès le 27 septembre, au même moment où le programme phare de la PCU viendra à échéance.

Le NPD estime toutefois que des modifications doivent être apportées pour assurer une meilleure accessibilité aux congés de maladie et il en fait une condition à son éventuel soutien au vote sur le discours du Trône.

Les prestations de relance, qui seraient modulées à la baisse à partir du moment où un bénéficiaire gagne plus de 38 000 $ par année, seraient en place pour un an. Ottawa procède à un élargissement de l’accès à l’assurance-emploi pour la même période. Ensemble, toutes ces mesures pour donner suite à la PCU totalisent 37 milliards $.

Pouvoirs extraordinaires de dépenser

Notons qu’une portion de C-2 vise à étendre de trois mois supplémentaires - jusqu'en décembre - les pouvoirs extraordinaires de dépenser du gouvernement Trudeau dans la foulée de la pandémie. La vice-première ministre Chrystia Freeland a d’ailleurs dû défendre le choix d'inclure cet élément controversé, jeudi.

«Nous avons décrit avec beaucoup de détails les mesures spécifiques nécessitant des dépenses que nous mettons de l’avant. Nous avons été prudents pour nous assurer qu’elles sont directement liées à la lutte au coronavirus», a-t-elle offert.