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Ferrier est dépassée par les événements

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Pascale Ferrier lorsqu’elle a reçu sa citoyenneté canadienne, en novembre 2015.

Photo tirée de Facebook

Pascale Ferrier lorsqu’elle a reçu sa citoyenneté canadienne, en novembre 2015.

La Québécoise qui aurait envoyé une lettre empoisonnée à la Maison-Blanche est « dépassée par les événements » entourant son arrestation, selon l’avocate qui a été mandatée de la représenter.

« Les derniers jours ont été un peu fous. Il se passe beaucoup de choses pour elle en ce moment », a fait savoir mercredi Fonda Kubiak, l’avocate qui a été attribuée à Pascale Ferrier.

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Cette femme de 53 ans de Longueuil aurait récemment fait parvenir une enveloppe contenant de la ricine à l’attention de Donald Trump.

Il s’agit d’un poison naturel, potentiellement mortel à l’inhalation, et sans antidote.

Ferrier, une Québécoise d’origine française est détenue à Buffalo, dans l’État de New York depuis son arrestation, dimanche. Mardi, elle y a été accusée de menace envers le président des États-Unis. La peine maximale d’un tel crime est de 5 ans de prison.

« Dépendamment de la décision du juge, elle pourrait probablement être transférée à Washington, DC. Là, elle pourrait faire face à d’autres accusations », a expliqué Me Kubiak. Elle n’en saura pas plus d’ici sa prochaine comparution, prévue lundi.

Problèmes d’argent

Si elle doit subir un procès à Washington, un autre avocat du défenseur public fédéral, l’équivalent de l’aide juridique ici, y prendrait le relais. Ferrier a d’emblée dit au juge ne pas pouvoir payer pour les services d’un avocat. 

Des documents consultés par Le Journal révèlent d’ailleurs qu’elle a enregistré une faillite en 2018.

La développeuse informatique a subi une grande baisse de revenus depuis qu’elle est devenue travailleuse autonome, en novembre 2017, y lit-on.

Elle possédait alors 248 642 $ de passif, et 222 441 $ d’actif.

Par la suite, elle a notamment voyagé en véhicule récréatif jusqu’au Texas où elle a été arrêtée. Elle y a passé quelque temps en prison en 2019, pour une accusation de falsification de documents gouvernementaux et deux chefs d’accusation de possession d’arme.

Elle a aussi travaillé dans une épicerie du grand Montréal selon sa page Facebook.

– Avec Andrea Valeria, Bureau d’enquête