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Sport interscolaire: Enrico Ciccone déplore la confusion

Richard Boutin | Le Journal de Québec

Photo d'archives, Simon Clark

Satisfait que le sport interscolaire puisse reprendre sans la contrainte de la directive 70 du ministère de l’Éducation, Enrico Ciccone déplore toutefois la confusion entre les différents ministères dans ce dossier.

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Le député libéral a appris, jeudi matin, de la part de certaines directions d’école que leur Santé publique régionale acceptait que des parties interscolaires se déroulent malgré la présence d’un cas positif dans leur institution, allant ainsi à l’encontre de la directive 70 du ministère de l’Éducation.

« Le gouvernement parle de la symbiose entre le ministère de l’Éducation et la Santé publique et [dit] qu’il suit les recommandations de la Santé publique, mais à la lumière des propos du docteur Arruda, il est clair, net et précis que la main gauche ne parlait pas à la main droite dans ce cas-ci, a-t-il déploré. C’est ce qui me dérange le plus. »

« Le sport dans le noir » 

« Après les déclarations du docteur Arruda, des directions d’école ont communiqué avec moi pour savoir qui disait vrai, de poursuivre l’ancien homme fort de la LNH. Le monde sportif est dans le noir. J’imagine que quelqu’un va se faire taper sur les doigts quelque part parce que l’information n’a pas voyagé entre la main gauche et la main droite. Le gouvernement va trouver un coupable et une raison. Le gouvernement est toujours en mode rattrapage depuis six mois. » 

Questionnée sur la confusion dans ce dossier, Isabelle Charest a eu la réplique suivante. 

« Il n’y a pas eu tant de confusion, a mentionné la ministre. Il y a eu des mesures en août avec le groupe-classe qui ne permettait pas le sport. Il y a eu des allègements avec la création de deux autres groupes stables. La directive 70 était une contrainte pour les compétitions et les parties régulières. »

Statuts différents 

« Je comprends énormément la colère du sport étudiant. Ça fait six mois que je le vis à mon bureau. Tu ne peux pas avoir des statuts différents pour les athlètes du scolaire et du civil. C’est le nerf de la guerre. »

Le député de Marquette souhaite également que le gouvernement prévoie le coup pour les jeunes sportifs si jamais les régions tournent au rouge. 

« Les ministères de la Santé et de l’Éducation doivent envisager des alternatives si jamais on doit arrêter le sport, pour garder les jeunes accrochés à l’école et éviter les problèmes de santé mentale. Je souhaite que le sport continue, mais le gouvernement doit être prêt si ça arrête. »