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Cogeco de glace face à la nouvelle proposition de Rogers

Agence QMI

Photo d'archives, AGENCE QMI

Malgré l’annonce de Rogers voulant qu’elle puisse investir jusqu'à 3 milliards $ au Québec advenant l’achat de Cogeco, cette dernière a répliqué vendredi que l’entreprise torontoise n’avait «pas besoin de Cogeco» pour le faire.

Rogers a dévoilé vendredi un plan d’investissement «pour honorer l’héritage de Cogeco, accroître la connectivité en milieu rural, accélérer le déploiement de la couverture 5G pour rejoindre 95 % des Québécois et créer des centaines d’emplois hautement spécialisés avec un nouveau centre d’innovation technologique».

La nouvelle promesse d’investissement de Rogers au Québec n’a pas changé la position de Cogeco sur la question.

«Rogers peut investir autant qu'elle le souhaite au Québec, mais elle n'a pas besoin de Cogeco pour le faire», a répondu l’entreprise québécoise dans un message partagé aux médias vendredi.

«À défaut d'investir, les concurrents de Rogers lui voleront ses clients de services mobiles, et ce, avec ou sans 5G. Pour ce qui est de Cogeco, l'entreprise demeure concentrée à réaliser sa stratégie de croissance profitable, à investir dans ses réseaux à la fine pointe de la technologie et à offrir des services avant-gardistes à ses clients», a poursuivi Cogeco.

Mardi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon a déposé une motion à l’Assemblée nationale pour reconnaître «tout le travail accompli par Henri Audet pour fonder Cogeco en 1957 à Trois-Rivières», la «détermination des enfants de la deuxième génération» et «l’importance du maintien du siège social de Cogeco au Québec». La motion a été déposée conjointement avec les partis d’opposition.

Rogers avait déposé une offre d’achat commune et non sollicitée avec Altice USA pour l’acquisition de Cogeco, le 2 septembre dernier. L’offre de 10,3 milliards $ avait été rejetée du revers de la main par la famille Audet, aux commandes de Cogeco, et le gouvernement du Québec avait promptement exprimé son désaccord avec la proposition.

Rogers détient déjà 41 % et 33 % des actions avec droit de vote subalterne de Cogeco et Cogeco Communications.

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