/news/coronavirus

COVID-19: la France «toujours dans une phase ascendante de l'épidémie»

AFP

L'épidémie de COVID-19 en France est toujours dans «une phase ascendante», a averti vendredi l'agence gouvernementale Santé publique France, relevant plusieurs points «inquiétants» pour les semaines à venir et invitant à rester «prudents» devant les quelques signes de stabilisation.

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: Des supermarchés rationnent certains produits pour éviter des pénuries au Royaume-Uni

• À lire aussi: La Chine espère produire 610 millions de doses de vaccin par an

«On est toujours dans une phase ascendante de l'épidémie, quasiment tous les indicateurs sont en hausse», a souligné Sophie Vaux, épidémiologiste à l'agence sanitaire, au cours d'un point presse en ligne.

La semaine dernière, les passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 ont ainsi augmenté de 21%, les hospitalisations de 34% et les nouvelles admissions en réanimation de 40%, une progression «désormais exponentielle», prévient l'épidémiologiste.

Le nombre de décès liés à une infection au nouveau coronavirus, reparti à la hausse il y a deux semaines, a de nouveau progressé de 25% la semaine dernière, avec 332 morts à l'hôpital ou en maison de retraite (Ehpad), a précisé Santé publique France.

L'Agence sanitaire a pointé aussi une «circulation de plus en plus forte» du virus chez les personnes âgées, plus à risque de faire une forme grave de la maladie.

Le taux de nouveaux cas d'infection a été «multiplié par quatre depuis mi-août» chez les 75 ans et plus, atteignant 55,4 cas pour 100 000 habitants, et par trois chez les 65-74 ans, à 44,5 cas pour 100 000, selon Sophie Vaux.

«Ce sont des chiffres qui nous inquiètent parce que ça laisse présager qu'on va avoir une poursuite des hospitalisations, des admissions en réanimation et possiblement des décès», dans les semaines à venir, a-t-elle expliqué.

Au total, 66 671 nouveaux cas confirmés d'infection au Sars-CoV-2 ont été détectés la semaine dernière, en hausse de 8%.

Cette progression était déjà de 8% la semaine précédente, mais était nettement supérieure fin août et début septembre, avec des augmentations du nombre de cas allant de 20% à 57%.

Il est trop tôt pour y voir un signe de ralentissement, car «étant donné l'allongement des délais de consolidation des données et une saturation des capacités de diagnostic, on suspecte que ce nombre de cas soit sous-estimé», a prévenu Sophie Vaux.

Dans la même catégorie